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UFO SCEPTICISME  » CAS UFOLOGIQUES » L'ovni de Téhéran 1976 (+ sauvegarde de UL)

L'ovni de Téhéran 1976 (+ sauvegarde de UL)

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marcassite

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http://rr0.org/science/crypto/ufo/enquete/dossier/Teheran/index.html

Je cite : "Le pilote tente de tirer un missile AIM-9 mais son système de contrôle de l'armement ainsi que sa radio cessent de fonctionner"

"Ils avaient quelque difficulté à ajuster leur visibilité de nuit pour atterrir et donc après avoir fait quelques tours autour de Mehrabad ils partirent pour un atterrissage direct. Il y avait beaucoup d'interférences sur l'UHF et chaque fois qu'ils passaient à travers [a mag. bearing] de 150 ° depuis Fhrarad ils perdirent leurs communications (UHF et interphone) [b]et les instruments fluctuèrent de 30 ° à 50 °. Le seul avion de ligne civil qui approchait Mehrabad durant cette même période firent l'expérience de pannes de communications dans la même région (KILO ZULU) mais ne signalèrent pas avoir vu quoi que ce soit."

"Alors que le F-4 approchait à une portée de 25 miles nautiques il perdit toute son instrumentation et ses communications (UHF et intercom). Il rompit l'interception et retourna à Shahrokhi. Lorsque le F-4 fit un virage pour s'éloigner de l'objet et n'était apparemment plus une menace pour lui l'appareil récupéra l'ensemble de son instrumentation et de ses communications."

"Le pilote tenta de tirer un missile AIM-9 sur l'objet mais à cet instant son panneau de contrôle de l'armement s'éteignit et il perdit toutes les communications (UHF et interphone)."

J'avais suggéré avec insistance (par quelques rappels cette piste parce que je trouvais étrange que les instruments posent problème à chaque fois en même temps que la radio.

Si les experts US ont compris que l'origine de la panne de tir/comm/instrument du F4 était le radar sol, je comprends pourquoi ils ont préféré laisser cette affaire devenir un ovni célèbre. Sinon c'était donner aux russes et autres nations un moyen ultra simple de paralyser leur F4 (avec un simple faisceau directionnel d'un radar sol!).

Reste le visuel : planète au début, autre chose ensuite ?
- - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Vérifions l'info pour éviter l'intox.

377 Petit complément le 04.03.09 21:11

Michel Plantier

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Il y a quand même un truc qui me tracasse. De ma petite expérience d'interférence électromagnétique, on n'a pas souvent deux équipements "malades" en même temps.

Deuxième point bizarre : Je ne connais pas du tout ces appareils, mais en France, à la même époque, la fonction "tableau de tir" (1) était entièrement électromécanique, même pour les avions les plus modernes (à confirmer pour ce dernier point) et à ce titre non sensible aux interférences : la radio fonctionnait en analogique : elle pouvait être parasitée, mais pas rendue inopérante par un simple rayonnement radar.

Le "tableau de tir" est un interface qui permet au pilote de choisir l'armement mis en œuvre, de donner l'ordre de tir. Il est souvent couplé à un radar de tir, ce qui implique un calculateur. Dans les années 70, on avait encore très peu de calculateurs numériques, on fonctionnait surtout avec des calculateurs analogiques, que je crois (mais je n'en suis pas sûr) moins sensibles aux interférences que les numériques. En cas d'interférences, ils peuvent donner des informations erronées mais je ne crois pas qu'ils se mettent en panne.

http://veni07.canalblog.com/

ded


Bonsoir,


Ca semble très logique.
Difficile d'envisager que des ondes radio puissent provoquer l'arrêt d'un système et du panneau qui le commande.

De tel dysfonctionnements me font plutôt penser à des évènements convernant le tiangle des bermudes par exemple, où sont rapportées des pertes de compas ou des pannes touchant les moteurs. Nombre de ces cas ne sont que légende (typique de toutes ces affaires) mais les pannes de bord apparaissent comme un élément principal, et si l'on enlève le côté "surnaturel", ça peut être acceptable.

C'est à dire que des pannes, quelles qu'elles soient, peuvent survenir, sans pour autant impliquer la présence d'un matériel qui l'aurait provoquée.

On sait par exemple que la zone des caraïbes est sujette à de fréquentes perturbations atmosphériques assez violentes, entre autre. Certains avions auraient pu se faire piéger, et ne pas en sortir en raison de la violence des éléments. Dans ce cas, la perte des instruments serait provoquée par la présence de fortes charges atmosphériques. Je ne suis pas expert, mais les orages sont très souvent la cause d'arrêts d'équipements ou de pertes de communications, à cause des surtensions par exemple, des interférences EM.

Mais à Téhéran, vat-on me dire, un tel phénomène météorologique ne se présentait pas. Et je répond oui, d'accord, sauf que la convection qui engendre la perturbation peut être humide comme aux Caraïbes, car au-dessus de l'océan. Mais il, existe également des convections sèches qui, elles, peuvent être locales et se forment à proximité des massifs montagneux.

<quote>La convection atmosphérique peut se produire sans nécessairement donner des nuages. En effet, elle n'est créée que par la structure thermique et si l'humiditié n'est pas suffisante dans la parcelle d'air en ascension, il n'y aura pas de condensation. La brise de mer est un exemple typique de cellule convective en air clair. L'air se réchauffe plus rapidement sur terre que sur l'eau et une circulation thermique se développe durant la journée. Les thermiques qui se développent le long des pentes des montagnes sont un autre exemple où la différence de réchauffement crée une cellule convective à petite échelle, alors que la génération des alizés provient d'un boucle convectives à large échelle. On peut mentionner encore les tourbillons de poussière et les vents générés dans un incendie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Convection#Convection_sans_nuage
</quote>

Donc dans notre cas et comme je l'avais suggéré, le sable du désert est la particule qui soulevé par les vents d'air chaud et finir en suspension, va se trouver emportée par une poussée d'archimède créée par le contact entre les masses d'air de basse altitude et de moyenne altitude : plus la différence de température entre les masses d'air est importante, plus la poussée sera forte. C'est ce déplacement de matière qui qui fera que les particules se chargent, créant ainsi une sorte d'orage sec, comparable à nos propres orages de chaleur qui parfois tonnent au loin toute la nuit. Lorsque ces phénomènes météo apparaissent, l'atmopshère est extrêmement chargée : les liaisons radio et télévisées s'en ressentent (ex : pic du midi en pleine canicule, l'émission est brouilée ou absente).

Ma petite hypothèse se tient du fait que beaucoup d'éléments sont réunis :
- nous avons la particule idéale : la poussière du désert.
- la masse d'air chaud provenant elle aussi du désert.
- la proximité des montagnes : le vent du désert ne peut qu'être soulevé, le relief lui servant de tremplin ou d'obstacle. S'il y a obstacle, vu que le vent est chaud, le courant tendra à être ascendant.
- L'altitude crée la masse d'air froid.
- la convection peut être localisée. C'est à dire que le phénomène météo n'est pas forcément une dépression, il est seulement l'expression de conditions climatiques données pour un lieu donné à un moment donné. Sa position peut éventuellment varier.
- Convection > conduction : L'énergire en mesure de créer les surtensions, les parasites, les interférences, entre alors en action sur tout ce qui se présente dans le périmètre dans le même style que les défaillances induites, pouvant toucher les systèmes electriques.


Et pour finir - puisque nous discutions des plasmas, voici une petite vidéo filmée pendant un orage. Ce n'est peut être pas un plasma, mais en tous cas, c'est intéressant d'un point de vue visuel :

http://www.dailymotion.com/video/x3ziy1_rarissimo

ded


Bonsoir,

Deuxième point bizarre : Je ne connais pas du tout ces appareils, mais en France, à la même époque, la fonction "tableau de tir" (1) était entièrement électromécanique, même pour les avions les plus modernes (à confirmer pour ce dernier point) et à ce titre non sensible aux interférences : la radio fonctionnait en analogique : elle pouvait être parasitée, mais pas rendue inopérante par un simple rayonnement radar.

Ca semble très logique.
Difficile d'envisager que des ondes radio puissent provoquer l'arrêt d'un système et du panneau qui le commande.

De tel dysfonctionnements me font plutôt penser à des évènements convernant le tiangle des bermudes par exemple, où sont rapportées des pertes de compas ou des pannes touchant les moteurs. Nombre de ces cas ne sont que légende (typique de toutes ces affaires) mais les pannes de bord apparaissent comme un élément principal, et si l'on enlève le côté "surnaturel", ça peut être acceptable.

C'est à dire que des pannes, quelles qu'elles soient, peuvent survenir, sans pour autant impliquer la présence d'un matériel qui l'aurait provoquée.

On sait par exemple que la zone des caraïbes est sujette à de fréquentes perturbations atmosphériques assez violentes, entre autre. Certains avions auraient pu se faire piéger, et ne pas en sortir en raison de la violence des éléments. Dans ce cas, la perte des instruments serait provoquée par la présence de fortes charges atmosphériques. Je ne suis pas expert, mais les orages sont très souvent la cause d'arrêts d'équipements ou de pertes de communications, à cause des surtensions par exemple, des interférences EM.

Mais à Téhéran, vat-on me dire, un tel phénomène météorologique ne se présentait pas. Et je répond oui, d'accord, sauf que la convection qui engendre la perturbation peut être humide comme aux Caraïbes, car au-dessus de l'océan. Mais il, existe également des convections sèches qui, elles, peuvent être locales et se forment à proximité des massifs montagneux.

La convection atmosphérique peut se produire sans nécessairement donner des nuages. En effet, elle n'est créée que par la structure thermique et si l'humiditié n'est pas suffisante dans la parcelle d'air en ascension, il n'y aura pas de condensation. La brise de mer est un exemple typique de cellule convective en air clair. L'air se réchauffe plus rapidement sur terre que sur l'eau et une circulation thermique se développe durant la journée. Les thermiques qui se développent le long des pentes des montagnes sont un autre exemple où la différence de réchauffement crée une cellule convective à petite échelle, alors que la génération des alizés provient d'un boucle convectives à large échelle. On peut mentionner encore les tourbillons de poussière et les vents générés dans un incendie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Convection#Convection_sans_nuage

Donc dans notre cas et comme je l'avais suggéré, le sable du désert est la particule qui soulevé par les vents d'air chaud et finir en suspension, va se trouver emportée par une poussée d'archimède créée par le contact entre les masses d'air de basse altitude et de moyenne altitude : plus la différence de température entre les masses d'air est importante, plus la poussée sera forte. C'est ce déplacement de matière qui qui fera que les particules se chargent, créant ainsi une sorte d'orage sec, comparable à nos propres orages de chaleur qui parfois tonnent au loin toute la nuit. Lorsque ces phénomènes météo apparaissent, l'atmopshère est extrêmement chargée : les liaisons radio et télévisées s'en ressentent (ex : pic du midi en pleine canicule, l'émission est brouilée ou absente).

Ma petite hypothèse se tient du fait que beaucoup d'éléments sont réunis :
- nous avons la particule idéale : la poussière du désert.
- la masse d'air chaud provenant elle aussi du désert.
- la proximité des montagnes : le vent du désert ne peut qu'être soulevé, le relief lui servant de tremplin ou d'obstacle. S'il y a obstacle, vu que le vent est chaud, le courant tendra à être ascendant.
- L'altitude crée la masse d'air froid.
- la convection peut être localisée. C'est à dire que le phénomène météo n'est pas forcément une dépression, il est seulement l'expression de conditions climatiques données pour un lieu donné à un moment donné. Sa position peut éventuellment varier.
- Convection > conduction : L'énergire en mesure de créer les surtensions, les parasites, les interférences, entre alors en action sur tout ce qui se présente dans le périmètre dans le même style que les défaillances induites, pouvant toucher les systèmes electriques.


Et pour finir - puisque nous discutions des plasmas, voici une petite vidéo filmée pendant un orage. Ce n'est peut être pas un plasma, mais en tous cas, c'est intéressant d'un point de vue visuel :

http://www.dailymotion.com/video/x3ziy1_rarissimo

marcassite

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Avnat de voir un plasma dans cette video,
j'y verrai soit un phare d'avion ou Vénus dans les nuages.
Vu que l'on ne peut rien vérifier, ça vaut pas grand chose comme doc. Surtout pour soutenir un plasma atmosph !

Pour Téhéran, c'est amusant d'aller chercher un orage ou tempête de sable (possible mais rien ne l'étaie factuellement) pour justifier des émissions ou interférences EM ...
que l'on sait exister avec certitude dans une zone localiséée et mieux dans un _azimut précis_ (ce qui colle avec un faisceau radar directif)
Je n'ai aucune certitude que cela soit la bonne solution mais elel est incontestablement la plus probable. La rejeter pour du moins probable encore serait raisonner étrangement.

ded


Bonjour,

Pour Téhéran, c'est amusant d'aller chercher un orage ou tempête de sable (possible mais rien ne l'étaie factuellement) pour justifier des émissions ou interférences EM ...
que l'on sait exister avec certitude dans une zone localiséée et mieux dans un _azimut précis_ (ce qui colle avec un faisceau radar directif)
Je n'ai aucune certitude que cela soit la bonne solution mais elel est incontestablement la plus probable. La rejeter pour du moins probable encore serait raisonner étrangement.

L'azimut donne une position, mais ne démontre pas la nature de la source d'interférence. Les faisceaux directifs sont utilisés journalièrement en météorologie, ou par des radars avec faisceau étroit, sur tous les territoires sous surveillance aérienne : ce genre d'incident devrait donc être très commun. Or on ne les retrouve généralement que quand des appareils sont en prises avec des évènement d'origine météorologique.

Et il est loin d'être dit qu'une onde radio soit en mesure de provoquer l'arrêt d'un panneau de commandes équipant un chasseur; ça c'est très incertain je pense - mais je peux me tromper. De fait je ne rejète pas cette hypothèse d'une source artificielle. Je travaille simplement sur une autre, car certains éléments m'indiquent plutôt l'idée de quelque source d'énergie interférant par induction les systèmes du chasseur, ce qui cadre plus avec la perte des commandes.

Je ne vois pas comment une source hertzienne, provenant d'un radar, provoquerait de telles incidences. Une interférence hertzienne peut tout au plus brouiller les paramètres télémétriques d'une console, mais pas son fonctionnement. Ca, il faudrait pouvoir trouver des exemple pour confirmer.

Et puis pourquoi faisceau directif? Cela sous entend que le radar augmente sa puissance en fonction de la distance de l'objet qu'il pointe, cela ressemble plutôt à la mécanique des antennes-relais, et non celle des radars. Le problème reste le même : comment un chasseur peut-il souffrir de défaillances de ses équipements en raison d'une onde directionnelle? Ces ondes sont considérées comme toxiques mais a priori, n'induisent pas de dysfonctionnement électrique, seulement des radioparasites. Il y en a partout des onde directionnelles.

Donc au niveau probabilité...

Mais j'admet que mon raisonnement est parfois étrange.

ded


Bonjour,

Pour Téhéran, c'est amusant d'aller chercher un orage ou tempête de sable (possible mais rien ne l'étaie factuellement) pour justifier des émissions ou interférences EM ...
que l'on sait exister avec certitude dans une zone localiséée et mieux dans un _azimut précis_ (ce qui colle avec un faisceau radar directif)
Je n'ai aucune certitude que cela soit la bonne solution mais elel est incontestablement la plus probable. La rejeter pour du moins probable encore serait raisonner étrangement.



Il est loin d'être dit qu'une onde radio soit en mesure de provoquer l'arrêt d'un panneau de commandes équipant un chasseur; ça c'est très incertain je pense - mais je peux me tromper. De fait je ne rejète pas cette hypothèse d'une source artificielle. Je travaille simplement sur une autre, car certains éléments m'indiquent plutôt l'idée de quelque source d'énergie interférant par induction les systèmes du chasseur, ce qui cadre plus avec la perte des commandes.

Je ne vois pas comment une source hertzienne, provenant d'un radar, provoquerait de telles incidences. Une interférence hertzienne peut tout au plus brouiller les paramètres télémétriques d'une console, mais pas son fonctionnement. Ca, il faudrait pouvoir trouver des exemple pour confirmer.

Et puis pourquoi faisceau directif? Cela sous entend que le radar augmente sa puissance en fonction de la distance de l'objet qu'il pointe, cela ressemble plutôt à la mécanique des antennes-relais, et non celle des radars. Le problème reste le même : comment un chasseur peut-il souffrir de défaillances de ses équipements en raison d'une onde directionnelle? Ces ondes sont considérées comme toxiques mais a priori, n'induisent pas de dysfonctionnement électrique, seulement des radioparasites. Il y en a partout des onde directionnelles.

Donc au niveau probabilité...

Mais j'admet que mon raisonnement est parfois étrange.

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Bonsoir,

Nous avons relancé la discussion sur ce cas mythique de l'ufologie. Celui-ci est en effet souvent considéré dans le top 10 des cas d'OVNI par certains (par exemple, dans le récent "film" de Paul Kimball).

Les sources sceptiques sont relativement rares en langue française.
Aussi, nous allons tenter de résumer ce qu'en disent les sceptiques anglo-saxons, en plus de ce qui a été déjà écrit plus haut, afin que le lecteur puisse forger son opinion en regard également de ces contre-tons, trop souvent absents des livres sensationnalistes à succès et grands tirages.

Dans l'attente de ce résumé en langue française, ceux qui maîtrisent un peu l'anglais peuvent déjà jeter un œil à ce fil de discussion ouvert aujourd'hui sur le forum "Reality Uncovered" :

http://www.realityuncovered.net/forum/viewtopic.php?f=19&t=1958&p=33200#p33200

Bonne lecture !

Bob Rekin

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Gilles F. a écrit:des livres sensationnalistes à succès et grands tirages.
Ils sont donc très bien pour allumer un feu ! Laughing


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C'est pas de la magie, c'est de la science !
DéPANeur de père en fille, depuis 2009.  8)

"Rien n'est aussi fascinant qu'un mystère qui a pris de l'âge. (...) Encore que je puisse ajouter que rien ne serait plus satisfaisant qu'un mystère définitivement résolu" (Stephen Jay Gould)

nablator

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Gilles F. a écrit:
Aussi, nous allons tenter de résumer ce qu'en disent les sceptiques anglo-saxons, en plus de ce qui a été déjà écrit plus haut, afin que le lecteur puisse forger son opinion en regard également de ces contre-tons, trop souvent absents des livres sensationnalistes à succès et grands tirages.
Plus je lis, moins je comprends. Ce n'est pas comme si les pistes étaient vérifiable, ou comme s'il y avait autre chose que des suppositions...

Ce que j'en pense, c'est que je ne sais pas quelle piste privilégier, quelle est la dose d'incompétence et de désinformation et de la part de qui et pourquoi :
http://www.realityuncovered.net/forum/viewtopic.php?f=19&t=1958&p=33400#p33400

http://nabbed.unblog.fr/

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Invité
Yep. Plein d'infos que l'on ne connaissait pas, en tout cas. Gros boulot à résumer pale

Je n'ai pas encore tout lu pour me forger une bonne "opinion" de la thèse d'AD (opinion, car malheureusement, comme dans beaucoup de cas, l'enquête maintenant est impossible surtout si c'est exotique - hors France -).

AD suspecte donc que les services iraniens ont été impliqués et que tout ceci serait un "cover-up" pour cacher à l'époque le fait qu'à partir d'une méprise les ayant conduit à chasser Vénus, les chasseurs iraniens ont été "engagés" par les soviets (Mig 25?) - idem suis pas convaincu par cet aspect -, et la relative incompétence des pilotes iraniens, matériels, etc ; en gros et à partir de certains documents et les trucs qui ne collent pas à les lire, la chronologie, les services impliqués, etc.

Très intéressant en tout cas. study

Invité


Invité
Bonjour,
Juste pour vous signaler que le dernier podcast de Brian Dunning (à écouter & à lire) est consacré au cas. Je n'ai pas encore lu, ni écouté étant sur d'autres choses en cours. Later for me, but for you? ^^
http://skeptoid.com/episodes/4315
Gilles

Invité


Invité
Traduction en une traite "à l'arrache".

Copyright Brian Dunning.

A peu près chaque histoire d'OVNI parmi les plus connues est vendue comme parmi les mieux documentées et les plus crédibles. Bon, elles ne peuvent être toutes vraies, et certainement telle documentation est meilleure qu'une autre. Les documents probants ayant la faveur des ufologues sont ceux déclassifiés qui mentionnent un OVNI, et un cas célèbre en a plus que les autres. Il s'est déroulé en 1976 dans les cieux de la ville de Téhéran, Iran, de nuit peu après minuit. Pas beaucoup de documents Iraniens en général ont survécu du fait de la Révolution qui arriva peu après, mais l'USAF et le DIA ont recueilli assez de papiers pour faire de l'OVNI de Téhéran 1976 un des plus effrayant et menaçant de toute l'ufologie.

L'histoire débute à un moment avant minuit le 9 septembre quand quatre résidents de la ville téléphonèrent à l'aéroport local de Merhabad, affirmant qu'ils voyaient une lumière brillante dans le ciel. Le radar de Mehrabad était en réparation et non opérationnel, du coup le Général Yousefi téléphona à la base aérienne d'Hamadan, à 275 kilomètres O/SO de Téhéran. Ils ne virent rien au radar. Yousefi alla dehors et vit de lui-même la lumière brillante. Il ordonna alors le décollage d'un F-4 Phantom, piloté par le Lieutenant Yaddi Nazeri plus un officier d'armes assis à l'arrière, afin d'aller voir. Ils quittèrent Shahrokhi une heure après à 1h30. Une fois que Nazeri atteignit Téhéran, il rapporta qu'il était en train de perdre ses instruments et communications, fit donc demi-tour et retourna à la base, et rapporta que ses instruments revinrent à la normale lorsqu'il exécuta cela.
Un second F-4 fut lancé à 1h40, piloté par le Lieutenant Parviz Jafari. Jafari acquit un verrouillage radar sur l'objet brillant à une distance de 27 miles nautiques (marins). Selon le radar du Phantom, l'objet avait une signature similaire à celle d'un KC-135 Stratotanker. Jafari rapporta que ses lumières consistaient en des flashes alternatifs de bleu, vert, rouge et orange, si rapides que tous les quatre étaient visibles à la fois.
Le F-4 poursuivit l'objet au sud de Téhéran. Il lâcha un autre objet, lequel Jafari crut comme se dirigeant droit vers lui, et il essaya d'engager avec un missile guidé par infra-rouge AIM-9 SideWinder. Mais ce faisant, il perdit toutes les communications et l'instrumentation de l'armement.
Il se détourna et vit le second objet qui apparemment rejoignait et fusionna avec le premier. Un moment après un autre objet brillant sortit et alla tout droit vers le sol, laissant une traînée lumineuse, et éclairant une zone large de 2-3 kilomètres.
Jafari s'apprêta à atterrir à Mehrabad plutôt que de retourner à Shahrokhi, et durant l'approche il fit l'expérience de communications intermittentes et d'échecs de navigation. Un avion commercial dans les environs rapporta également des échecs de communication, mais ne vît rien.
Le jour suivant, Jafari et son officier furent embarqués en hélicoptère afin d'aller voir là où ils pensaient que la lumière avait heurté le sol. Rien ne fut trouvé, excepté le fait qu'ils réceptionnaient un beep de transpondeur. Ils situèrent le signal comme venant des environs d'une maison, où les occupants ne savaient rien excepté qu'ils avaient entendu un bruit fort et un flash lumineux pendant la nuit. Et c'est la fin de l'histoire, une série d'étranges évènements, et aucune explication.

Comment savons-nous tout cela ? Parce que les Iraniens nous l'ont dit [nous = les américains]. A la suite de l'incident, l'Iran invita le Lieutenant Colonel Olin Mooy de l'USAF pour un debriefing, l'histoire donnée telle qu'elle provenait du mémo officiel de Mooy, basé sur ses notes. Le mémo de Mooy ne fut jamais jugé suffisamment important pour qu'il soit classifié, et en fait il fut publié aux États-Unis 2 mois après l'incident dans UFO investigator, la newsletter du groupe civil fan des OVNI, le NICAP

[note de Gilles Fernandez : le cas sera également récupéré par le National Enquirer et son fameux Panel d'experts – eux-mêmes principalement du NICAP – et le cas remportera le prix du meilleur cas OVNI 1976 avec la prime de 5000 dollars qui va avec, que se distribuèrent les deux pilotes, un contrôleur radar et le général,
Note de Nablator : En fait, ils ont seulement eu des plaques gravées, parce qu'ils sont militaires et que le personnel gouvernemental iranien n'est pas autorisé à toucher du cash. Source : Bob Pratt, dans un article du National Enquirer. Page 55 de ce pdf : http://www.mufon.com/FamousCases/1976%20Iran%20Part%201%20MUFON%20Case%20File.pdf
Chut...]

L'Iran était une Nation relativement pacifique en 1976, et ouverte aux occidentaux. Les premiers murmures de Révolution auront lieu au moins un an après. Parmi les expatriés américains, il y avait des ingénieurs américains appartenant à plusieurs contractants qui s'occupaient de la maintenance des 225 F-4 Phantom que les USA avaient vendu à l'Iran durant les décades précédentes. Et, bien sûr, presque tous les autres gars que vous auriez vu dans la rue qui faisaient américains travaillaient probablement pour la CIA. On avait donc de bons yeux et de bonnes oreilles sur toutes les machinations du gouvernement Iranien, et des relations de travail attentives avec leurs militaires.

Au fur-et-à-mesure des années, la plupart des bases de l'histoire sont restées plus ou moins les mêmes, [même si] ceci a été dramatisé lors d'un épisode de la série TV « Sightings » [observations], Sightings reçu un certain nombre de faux détails, incluant par exemple que le radar de Méhrabad était opérationnel, et que celui-ci avait indiqué que l'objet était aussi large qu'un KC-135 StratoTanker. En fait, les signatures radar n'indiquent pas la taille d'un objet le moins du monde, mais uniquement la force du signal renvoyé. Sightings décrit aussi tous les évènements dans le contexte préconçus en présumant que la lumière était celle d'un engin hostile et intelligent extraterrestre, et sighting utilisant un langage utilisant un langage comme apr exemple que le « brouillage » de l'appareil ET était non activé tant que le F-4 n'était pas « considérer comme une menace » et se reférant à la lumière comme un « engin » ou « un vaisseau-mère ».

Avec le memo du Colonel Mooy, l'USAAF publia un récit titré "Now You See It, Now You Don't" (Maintenant vous le voyez cela, plus maintenant) sur lui, qui a été classifié, et qui fut déclassifié en 1981 par une requête FOIA.

Le cas nous laisse avec 6 éléments qui sont difficiles à expliquer. D'abord, les documents classifiés des militaires US. Ils n'auraient pas classifié le document si rien d'extraordinaire ne s'était déroulé. Deuxièmement, l'observation persistante du vaisseau-mère, la lumière principale était restée visible et a été observée par les résidents, par Yousefi, et par les pilotes. Troisièmement, le brouillage sélectif des communications, de l'électronique et des systèmes de tir, qui sont (pour le moment) au-delà du connu des militaires. Quatrièmement, le verrouillage radar obtenu par le second F-4, indiquant un objet volant solide. Cinquièmement, le missile éclatant, d'abord celui qui tira sur le second F-4, et ensuite celui qui descendit vers le sol avec un flash. Et enfin sixièmement, le beep "radio-transpondeur" [celui de l'expédition en hélico]. Regardons cela en les prenant un par un.

Les documents classifiés :
D'abord, le document « Now You See It, Now You Don't ». Comme déjà dit, c'était un récit, raconté comme une histoire dramatique et était forcément dans la nature d'un document officiel du Gouvernement. Pourtant, c'est souvent agité par les ufologues comme preuve convaincante. C'était en fait un éditorial dans le quatrième trimestriel du bulletin dactylographié des Services de Sécurité de l'USAF (qui s'occupe du sujet de l'intrusion, brouillage, interférences, etc.). Parce que ce service a une habilitation de sécurité, le bulletin lui aussi est protégé. Il n'y a rien de particulièrement intéressant concernant l'article en question. C'est juste un texte dramatisé [par les ufologues] qui raconte la même information que dans le mémo du Colonel Mooy, présenté dans le bulletin comme un éditorial curieux au sujet du brouillage et des interférence.

Le Vaisseau-Mère :
En second, il y a le vaisseau-mère, cette lumière persistante dans le ciel qui provoqua les appels téléphoniques, éveilla la curiosité de Yousefi, amena les pilotes à leur joyeuse chasse à travers les cieux. Nous ne savons pas ce que c'était. Le journaliste Philip Klass suggéra que c'était la planète Jupiter, une explication reprise par le chercheur [retraité de la NASA] James Oberg, De nombreux ufologues ont rejeté cette hypothèse en disant que le direction de Jupiter dans le Ciel était fausse de 90°, mais j'ai trouvé deux raisons qui apportent du crédit à cette suggestion [celle du candidat Jupiter].

D'abord, la direction n'est pas fausse. Les Phantoms ont été envoyés au nord de Téhéran, pas à la lumière. Une fois arrivés, ils virent la lumière exactement où Jupiter aurait dû se trouver. Deuxièmement, Yousefi et les témoins qui téléphonèrent décrivent tous la lumière comme similaire à une étoile, mais plus brillante. Considérant le fait que Jupiter était dans le ciel, ma propre conclusion est qu'il est pratiquement certain que Jupiter était responsable d'un certain pourcentage de ce qui a été rapporté cette nuit-là, même si pas forcément de tout.

Brouillage et panne électronique :
Troisièmement, il y avait le brouillage apparemment réussi des communications et de l'équipement radar, que chacun pourrait penser qu'il devrait concerner autant les Américains que les Iraniens. En 1978, Klass creusa profondément cela. Il fut incapable d'obtenir des informations de la part de sources Iraniennes, mais il suivit plusieurs contractants civil de Westinghouse et de McDonnell Douglas qui furent impliqués dans l'incident. Le technicien de Westinghouse à Shahrokhi confirma que seulement le second F-4 fut rapporté comme ayant essuyé des problèmes électriques durant le vol. le premier F-4 ne fut pas envoyé à la maintenance. Le technicien de McDonnell Douglas à Shahrokhi nota que le second F-4 avait un long historique de pannes électriques intermittentes que la IIAF n'a jamais été capable de fixer. Il avait été personnellement appelé pour ajuster ce radar du F-4 environ un mois après l'évènement. Chacun des techniciens confirma que la base de Shahrokhi était connue pour son travail de pauvre qualité et pour la mauvaise tenue des dossiers.
Nous avons donc des raisons à nous attendre que le F-4 de Jafari aurait eu des problèmes électriques peu importe s'il était sous attaque d'un OVNI, et nous avons des histoires contradictoires à savoir si le F-4 de Nazeri a eu des problèmes ou non. Il n'y a que Jafari qui était présent au debriefing officiel ; Nazeri n'a jamais fait de rapport connu jusqu'à qu'il rejoigne les États-Unis et ce qu'il apparaisse au TV Show Sightings (1994).

Verrouillage radar :
Quatrièmement, il y a le verrouillage radar convainquant obtenu par l'officier à l'arrière du F-4 de Jafari. Il y avait sûrement quelque chose là-bas. Peut-être que c'était ce que ces pilotes étaient censés intercepter comme des MIG-25 en mission de surveillance, que Jupiter soit dans le ciel ou non. Mais il y a encore deux autres possibilités. Notons que le radar de Jafari était connu comme déficient, ou toutefois ayant un besoin d'être ajusté/réglé. Le même superviseur de McDonnell Douglas supervisor nota que l'officier chargé des armes embarquées [celui sur le siège arrière] « pourrait avoir été en mode manual track et ne pas avoir réalisé cela ». Que l'une de ces trois possibilités soit vraie, il n'est pas nécessairement un fait qu'un verrouillage radar signifiait que quelque chose était là. Peut-être qu'il y avait, peut-être pas.

Les Missiles de l'OVNI :
Cinquièmement, il y a les objets brillants que Jafari rapporta comme venant vers lui pour l'un, tombant droit vers le sol, pour l'autre. Deux fois par an, l'orbite terrestre nous emmène à travers les "débris" laissés par la comète de Halley, causant des essaims/pluies d'étoiles filantes. Nous passons aussi par d'autres nuages et trainées au même moment chaque année. [Nous avons aussi d'autres conjonctions astronomiques que celle avec la Comète de Halley, aux mêmes périodes de chaque année, où se produisent d'autres pluies d'étoiles filantes bien répertoriées par les astronomes]. Dans son livre de 1984 Meteor Showers: A Descriptive Catalog, l'astronome Gary Kronk a étudié des années de données concernant les [bolides] jusqu'à 1980.
Le 19 septembre, nous sommes à peu près ou carrément dans le pic de deux essaims annuels, les Gamma Piscids (PIE-sids) et Sud Piscids, et à la fin d'un troisième essaim, les Draconides Eta. Il y avait plus qu'assez d'activité de météores attendue pour en tenir compte en ce qui concerne tous les rapports de lumières tombantes et d'objets brillants rapides. Certains ufologues ont tenté de rapprocher l'observation de Téhéran avec d'autres observations de lumières brillantes en excès de vitesse la même nuit dans toute la Méditerranée, suggérant que le « vaisseau-Mère » devait être en train [d'opérer] dans toute la région. Comme il y avait des pluies d'étoiles filantes cette nuit-là dans le monde entier, de telles observations sont exactement ce que l'on s'attend à voir, vaisseau-mère ou non.

Klass a notifié plusieurs cas où des pilotes de nuit expérimentés ont effectué des manœuvres d'évitement parfaitement non nécessaires afin d'éviter des météores qu'ils ont confondu/pris pour un avion. Un autre détail révélateur donné est que Klass apprit des techniciens américains est que les pilotes de Shahrokhi ne volaient jamais de nuit ; que ces deux sorties sont les deux seules connues comme vol nocturne durant tout le temps durant lequel ces techniciens furent stationnés là-bas.

Selon le rapport du Colonel Mooy, les pilotes rapportèrent que l'atterrissage à Mehrabad fut difficile car ils avaient des difficultés en ajustant leur visibilité/vision de nuit [visuelle ou bien instrumentale ?].

Bipeur :
Sixièmement, il y avait le bipeur localisé par Jafari et l'équipage de l'hélicoptère le jour suivant, preuve physique apparente d'une technologie intelligente. Et cela l'était probablement. Le Colonel Mooy nota que le signal semblait venir d'un C-141 américain. Ces grands appareils de transport embarquent de tels transpondeurs désignés à être libérés en cas de crash, mais ils avaient été connus comme ayant des problèmes avec les beepers qui se trouvaient éjectés lors de simples turbulences au dessus des montagnes au nord de Téhéran.


Si nous regardons tous les éléments de l'histoire sans le/la préjugé/présomption d'un engin extra-terrestre, la seule chose inhabituelle sur le cas OVNI de Téhéran 1976 est que des avions étaient en train de chasser des objets célestes et qu'ils ont eu des problèmes d'équipement. Il y a eu plusieurs cas où des avions ont eu des problèmes d'équipement et il y a eu de nombreux cas où des avions ont mal identifié des objets célestes. Pour une fois, les deux [choses] sont arrivés sur un même vol.

Une façon courante de la part des ufologues d'analyser les histoires comme celle-ci est celle qui consiste à utiliser un processus d'élimination pour montrer que ce n'était pas une étoile, ce n'était pas Jupiter, ce n'était pas un météore ou un avion, du coup il ne nous reste la seul chose que cela pourrait avoir été : un engin extraterrestre. Le problème avec ce raisonnement est qu'il est tout aussi valide pour montrer que la seule chose que cela pourrait avoir été, c'est le Char Céleste d'Elie.
[…] Nous voulons savoir qu'est-ce que c'est, pas ce que cela n'est pas. Et, pour ce cas, nous n'avons pas assez d'informations pour savoir ce que c'est. Donc même [à améliorer : l'un des six éléments], tout ce que qu'il nous reste avec cela est « Je ne sais pas », et non pas « je sais et c'était un vaisseau extraterrestre ».
Qu'est-ce qu'était l'OVNI de Téhéran 1976 ? Je ne sais pas, mais il y a des preuves insuffisantes pour me convaincre de m'exciter dessus.



Dernière édition par Gilles F. le 20.08.12 13:02, édité 11 fois

Bob Rekin

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Merci beaucoup pour cette traduction et ces informations intéressantes ! Very Happy

Une façon courante de la part des ufologues d'analyser les histoires comme celle-ci est celle qui consiste à utiliser un processus d'élimination pour montrer que ce n'était pas une étoile, ce n'était pas Jupiter, ce n'était pas un météore ou un avion, du coup il ne nous reste la seul chose que cela pourrait avoir été : un engin extraterrestre.
Mmmh, mais en cas de confusion avec Jupiter, nous sommes quand même en présence d'un objet extraterrestre, n'en déplaise aux ufologues. Bon, ce n'est pas un engin à proprement parler, mais c'est extraterrestre quand même. Razz


Par contre, il y a un petit truc que je ne comprends pas trop :
Deux fois par an, l'orbite terrestre nous emmène à travers les "débris" laissés par la comète de Halley, causant des essaims/pluies d'étoiles filantes.
Oui, certes, c'est vrai, ce qui nous vaut d'ailleurs les jolies êta-Aquarides en mai et les Orionides en octobre, mais ces deux essaims sont inactifs à la date du cas de Téhéran.


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nablator

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Merci pour la traduction.

Gilles F. a écrit:[note de Gilles Fernandez : le cas sera également récupéré par le National Enquirer et son fameux Panel d'experts – eux-même principalement du NICAP – et le cas remportera le prix du meilleur cas OVNI 1976 avec la prime de 5000 dollars qui va avec, que se distribuèrent les deux pilotes, un controleur radar et le général, Chut...
En fait ils ont seulement eu des plaques gravées, parce qu'ils sont militaires et que le personnel gouvernemental iranien n'est pas autorisé à toucher du cash. Source : Bob Pratt, dans un article du National Enquirer.
http://www.mufon.com/FamousCases/1976%20Iran%20Part%201%20MUFON%20Case%20File.pdf

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Merci Nab. OK, j'ai rajouté. J'avais cela comme sourcé d'un numéro d'Inforespace.
@ Bob : j'ai zappé la phrase suivante en fait, Humph. Dunning donnait visiblement cela pour exemple. Car il rajoute après :
We also pass through various other clouds and trails at the same time each year. Je vais rajouter.

Bob Rekin

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Merci, c'est plus compréhensible Smile


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J'ai oublié de préciser, comme je le fais souvent pour d'autres cas, que Téhéran 1976 est considéré selon le sondage auprès d'ufologues réalisé par Paul Kimball, comme le cas numéro 2, juste après celui du RB47H Lacy17, que nous avons également
traité ici.

Après, chacun pense ce qu'il veut ou se forge sa propre conviction, opinion, à partir des éléments à disposition. Aussi, encore faut-il connaître les "contre-tons" et les bemols pour cela, ce qui n'est pas vraiment le cas si on lit certaines sources sensationnalistes Wink
Le cas de Téhéran dans le fameux documentaire de Paul Kimball Best Evidences: Top 10 UFO Sightings :





Gilles

Sebastien

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Gilles F. a écrit:Traduction en une traite "à l'arrache".

Merci de cette longue traduction instructive.
Je ne pense pas qu'il faille jeter la pierre aux convaincus pour ce cas précis.
S'il s'est déroulé comme interprété par Brian Dunning, il faut dire que le concours de circonstance fut corsé cette nuit-là!

On a:
1 - une confusion avec Jupiter (s'expliquant par des pilotes n'ayant aucune experience en vol de nuit et la présence de Jupiter dans un coin de leur champs de vision une fois arrivés sur place)
2 - Des instruments de bord déficients (s'expliquant par un avion connu pour avoir des pannes à répétitions et pas l'autre)
3 - Une confusion avec une météorite ("Le 19 septembre, nous sommes à peu près ou carrément dans le pic de deux essaims annuels, les Gamma Piscids (PIE-sids) et Sud Piscids, et à la fin d'un troisième essaim, les Draconides Eta.")
4 - Un verrouillage radar dans le vide ("Le technicien de McDonnell Douglas [...] avait été personnellement appelé pour ajuster ce radar du F-4 environ un mois après l'évènement")

La probabilité que ces choses-là, connues dans plusieurs cas séparés, se retrouve dans un seul cas semble très très faible. Donc soit ça ne s'est pas passé comme ça, soit sa place était méritée au classement des meilleurs cas.

Concernant l'aspect du vaisseau-mère, c'est à noter que sa description ne se fait pas en des termes différents de ceux à quoi peut ressembler Jupiter (si elle est assez basse dans le ciel = scintillements rapides mlticolores). S'il est avéré qu'ils ne volaient jamais de nuit, le cas paraitrait moins inexplicable qu'il ne l'est.


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Anakin82

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Sebastien a écrit:
S'il s'est déroulé comme interprété par Brian Dunning, il faut dire que le concours de circonstance fut corsé cette nuit-là!

On a:
1 - une confusion avec Jupiter (s'expliquant par des pilotes n'ayant aucune experience en vol de nuit et la présence de Jupiter dans un coin de leur champs de vision une fois arrivés sur place)
2 - Des instruments de bord déficients (s'expliquant par un avion connu pour avoir des pannes à répétitions et pas l'autre)
3 - Une confusion avec une météorite ("Le 19 septembre, nous sommes à peu près ou carrément dans le pic de deux essaims annuels, les Gamma Piscids (PIE-sids) et Sud Piscids, et à la fin d'un troisième essaim, les Draconides Eta.")
4 - Un verrouillage radar dans le vide ("Le technicien de McDonnell Douglas [...] avait été personnellement appelé pour ajuster ce radar du F-4 environ un mois après l'évènement")

La probabilité que ces choses-là, connues dans plusieurs cas séparés, se retrouve dans un seul cas semble très très faible. Donc soit ça ne s'est pas passé comme ça, soit sa place était méritée au classement des meilleurs cas.


Bonsoir,

Là pour le coup je suis sceptic quant à cette explication !
Si ce concours de circonstance est l'explication la plus simple ( rasoir d'Occam) , il va falloir me donner la définition de la simplicité ! Very Happy

Sebastien

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Anakin82 a écrit:il va falloir me donner la définition de la simplicité !

Ce serait une histoire de statistiques. Il y a beaucoup de cas où des pilotes pensent avoir vu un ovni. J'ai des exemples chez des connaissances de connaissances par exemple dont les témoignages sont inconnus du public. Mais ils ne sont pas corsés = ils sont simple = 1 étrangeté par exemple.

Dans les cas célèbres, les étrangetés se cumulent. Pour celui-là, il faudrait admettre qu'il est "corsé" parmi des milliers d'autres qui n'ont pas eu ce "concours de concours de circonstances". Un peu comme toutes les vagues ne sont pas des vagues célérates, ces vagues géantes de 30m qui bénéficie d'un concours de coincidence incroyable en plein océan. Ce cas serait une sorte de cas célérat...

Reste à a savoir si statistiquement c'est raisonnable face à Ockham.


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Anakin82 a écrit:
Bonsoir,
Là pour le coup je suis sceptic quant à cette explication !
Si ce concours de circonstance est l'explication la plus simple ( rasoir d'Occam) , il va falloir me donner la définition de la simplicité ! Very Happy
Bonjour Anakin,
Je ne vois pas trop bien en quoi une explication prosaïque, certes multiple et complexe, ne respecterait pas le Rasoir d'Occam, face à une explication en terme de visite fortéenne, sous prétexte que celle-ci serait plus simple.
C'est comme si, sous prétexte que les mouvements célestes étaient complexes, tu pensais que faire intervenir Dieu s'avèrerait plus simple, et donc que les théories astrophysiques ne respectaient pas le Rasoir d'Occam face à celle-ci.
De plus, les explications envisagées quant à chacun des épisodes de cet incident se fondent sur des éléments prouvés et démontrés ou prouvables et démontrables, conventionnels, factuels ou encore empiriques. C'est à dire qu'on les a déjà rencontrés (en "ufologie" mais aussi dans d'autres domaines bien évidemment), et donc qu'ils ne sortent pas d'un chapeau, mais de "l'expérience". Un vaisseau-mère aux capacités de jamming et larguant des mini-machins est-elle une alternative ? Chacun est libre de ce choix Wink

1. Est-il possible de ne pas reconnaître un corps céleste - Jupiter ici - et le décrire comme les témoins au sol, etc la décrive ? Oui et ils la décrivent plutôt très bien semble-t-il et somme toute, comme l'a déjà rappelé Sébastien... sauf qu'ils ne l'ont (sans doute) pas reconnue. La présence d'un vaisseau-mère près de Téhéran cette nuit-là est-elle une alternative raisonnable et économique eu égard à ta remarque et donc au Rasoir D'Occam ?

2. Des instruments peuvent-ils être déficients en les termes décrits par le pilote ? Est-ce que cet appareil ou ces appareils de l'Armée de l'Air Impériale d'Iran étaient connus pour cela ? Oui, à ce qu'expliquent des retraités ayant travaillé pour les contractants de l'Armée Impériale et des USA (qui n'ont jamais classifié l'incident, celui-ci étant dans les pages du NICAP et du National Enquirer dès 1976 ou début 1977 -). La possibilité d'un brouillage (jamming) de la part d'un objet fortéen est-elle une alternative raisonnable et économique eu égard à ta remarque et donc au Rasoir d'Occam ?

3. Des pilotes ont-ils déjà effectué des manœuvres et pris des décisions à l'égard de bolides et les ont-ils déjà décrits en des termes "aéronautiques", choses toute à fait normale car "biaisés" par leur formation de pilote ? Oui, l'IFOlogie nous l'a déjà montré. (Je t'épargne la suite logique quant à l'alternative).

Je t'épargne également la lourdeur que serait d'écrire ici la suite et le même type de raisonnement pour tous les autres épisodes de l'incident.

Enfin, comme "je" l'ai exprimé assez souvent, et de la même façon que Sébastien semble le penser également, si on avance à titre d'hypothèse que tous les cas d'OVNI résiduels ont tous une explication prosaïque/conventionnelle (non fortéenne donc) à découvrir et que c'est seulement cela qui leur donnent ce statut d'inexpliqué, au même titre que cela a été le cas temporairement pour les cas expliqués (de 90 à ...%? de la casuistique) ;
Cas expliqués/récits ayant d'ailleurs souvent présentés des mêmes caractéristiques d'étrangeté ou de très haute étrangeté que les cas restant inexpliqués (ie : Yukon 1996), ayant également parfois résisté plusieurs décades (ie :
Fort-de-France 1965), etc. (lire les liens dans ma signature si le cœur vous en dit) ;

===> alors il est raisonnable de penser et d'avancer que les cas qui résultent de méprises complexes ou multiples, d'un concours de circonstances, s'enchaînant les unes les autres, donneront l'impression que ces différents événements sont corrélés et liés entre eux - et qu'ils auraient donc une seule cause, fortéenne ici (l'OVNI !), pour faire court -, alors qu'ils seraient chacun en réalité indépendants les uns des autres.
Mais aussi et de fait, qu'a posteriori, ce seront les cas les plus difficiles à expliquer et qui paraîtront les plus solides, en apparence donc, pour ceux qui défendent une ou des hypothèses fortéennes afin d'expliquer le phénomène OVNI, au contraire des UFO-sceptiques qui proposent que toute la casuistique se réduirait à des explications conventionnelles, à des phénomènes physiques et des processus psychosociologiques comme ceux déjà DEMONTRéS derrière les cas expliqués.

Je pense pour ma part que Téhéran 1976 et le cas du RB47H "Lacy" 1957 seraient deux de ces cas à causes multiples et complexes (! toutes conventionnelles !), à concours de circonstances particulier et qui donc, a posteriori, pourront paraitre les plus solides et les plus difficiles à expliquer (en apparence seulement donc).
Deux cas "scélérats" selon l'excellente formule trouvée par Sébastien.
Voilà sans doute pourquoi aussi ils sont ou seraient respectivement Top 2 et Top 1 des meilleures preuves (au sens anglais du terme "evidence") du poll proposé par mon zami Paul Kimball. "Nous" les avons envisagés tous les deux conventionnellement...
Cela casse un peu de leur charme, j'en conviens, et ce n'est pas très sexy (copyright Cortex).
Désolé de cela.

Cordialement,

Gilles



Dernière édition par Gilles F. le 18.07.12 13:58, édité 5 fois

nablator

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Le rasoir d'Ockham a été écrit de nombreuses manières mais l'idée est de ne pas multiplier les "entités" qui ne sont pas strictement nécessaires, autrement dit c'est le principe de parcimonie ontologique. Un cas particulier peut être arbitrairement complexe sans que cela change sa simplicité intrinsèque (rien qu'une combinaison d'événements banals). Tirer des conclusions à partir de probabilités a posteriori n'a aucun sens. C'est ce qu'Oncle Dom appelle le "paradoxe de la caisse de supermarché".

L'hypothèse nulle (rien d'exotique) étant la plus économique, elle doit être privilégiée tant qu'une autre n'a pas fait ses preuves. Des témoignages invérifiables et des suppositions ne constituent pas des preuves, même s'ils sont en quelque sorte "officialisés" (mais pas validés) par des documents déclassifiés américains.

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nablator a écrit:C'est ce qu'Oncle Dom appelle le "paradoxe de la caisse de supermarché".
Ouep !
http://oncle.dom.pagesperso-orange.fr/idees/anthropique/anthropique.htm
Truc rigolo : sur l'excellente page de l'Oncle Dom en question, on retrouve une photo du Penseur de Rodin, qui est également l'avatar d'Anakin82 avec qui nous échangeons justement. La probabilité a priori d'une telle co-occurence était sans doute très très faible, tout comme celle de m'en servir pour illustrer maintenant "la démonstration". Si je m'amusais à la calculer a posteriori pour "démontrer" un phénomène ou une entité fortéenne m'épaulant dans ma tâche ou qu'il n'y a pas de hasard sur ce coup... Razz
QED

nablator

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Gilles F. a écrit: Si je m'amusais à la calculer a posteriori pour "démontrer" un phénomène ou une entité fortéenne m'épaulant dans ma tâche ou qu'il n'y a pas de hasard... Razz
QED
Ce n'est pas une coïncidence, c'est de la synchronicité !
:(joker):

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