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Expériences de mort imminente (EMI/NDE)

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Ted


Bonjour à tous,

Comme je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aimerais vous présenter de nouvelles recherches au sujet des expériences de mort imminente (EMI), qui ne sont pas sans aucun lien avec le traitement des témoins d'OVNI, ou les témoignages de certains contactés. Pour rappel, ces expériences désignent un ensemble de phénomènes vécus par des patients à l'approche de la mort et qui rapportent, lors de la phase dite "autoscopique", des perceptions précises et vérifiées a posteriori de l'environnement ainsi que celles de scènes s'étant déroulées dans leur entourage lors d'une période d'inconscience avérée, coïncidant le plus souvent avec un arrêt cardio-circulatoire ou un coma.

Ces perceptions, a priori objectives, et la mémorisation qui leur est associée posent un réel problème, aussi bien sur un plan médical et éthique que pour les neurosciences cognitives. Ce phénomène, qui est loin d'être anecdotique et auquel sont confrontés médecins urgentistes, cardiologues et réanimateurs, constitue l'objet d'une nouvelle approche scientifique. En témoigne les premières rencontres internationales qui se sont tenues à Martigues le 17 juin 2006, et qui marquent un tournant dans l'histoire des EMI:

Martigues S17

La plupart des études prospectives récentes ont été menées dans des services de cardiologie ou de réanimation et ont porté sur des patients ayant survécu après réanimation à des arrêts cardiaques.

Parmi elles, celle de Pim Van Lommel (1), conduite aux Pays Bas dans dix hôpitaux incluait 344 patients répondant à ces critères et dont les enregistrements ECG confirmait qu’ils avaient été cliniquement morts. 62 d’entre eux, soit 18% ont rapporté avoir vécu une EMI, dont 41 (12%) expériences classées comme profondes selon le score de Greyson.

L’étude de Sam Parnia (2) menée en Grande Bretagne au Southampton General Hospital dans les mêmes conditions a porté sur 62 patients dont 11,1% ont rapporté une expérience survenue durant leur mort apparente.

Aux États Unis, une étude similaire (3) a porté sur tous les patients ayant subi un arrêt cardiaque entre 1991 et 1994 à St Louis, Missouri, au Barnes-Jewish Hospital, soit 174 personnes. Parmi celles-ci 55 ont pu être réanimées, et 30 ont pu être interviewées. Sept d’entre elles (23%) ont rapporté une EMI.

Ces études statistiques ont été primordiales pour dévoiler la réalité et la fréquence du phénomène EMI. Elles ont montré qu'il ne pouvait être tenu pour négligeable. Ce travail étant maintenant accompli, il va nous falloir aller plus loin.

Lors de ces rencontres, des spécialistes (biologistes, médecins, cardiologues, réanimateurs, neurologues et anthropologues) de plusieurs pays (Pays Bas, Angleterre, États-Unis, Suisse, France) se sont réunis pour présenter leurs derniers résultats et, en marge de la conférence, pour réfléchir sur les futures recherches qui permettront d'avancer dans la connaissance de ce sujet qui reste pour l'instant une énigme pour la science.

Ces expériences sont désormais reconnues en tant que problème scientifique à part entière, et non comme une curiosité ou un sujet de polémique. La publications de plusieurs articles dans des revues médicales et scientifiques de premier plan (Nature, The Lancet, etc.), ainsi que les innombrables publications signées par des scientifiques de toutes disciplines dans la revue de référence qu'est le Journal of Near-Death Studies sont les témoins de cette avancée et du dynamisme d'une recherche qui n'en est pourtant qu'à ses débuts.

Concluant ces rencontres et les marquant d'une pierre blanche, un consensus s'est dessiné entre tous les intervenants, qui sont convenus d'un communiqué commun diffusé dans le monde entier.

Références:

(1) Van Lommel Pim & al., Near-Death Experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands. The Lancet, vol 358, décembre 2001.

(2) Parnia S., Waller D.G., Yeates R., Fenwick P. A qualitative and quantitative study of the incidence, features and aetiology of near death experiences in cardiac arrest survivors. Resuscitation 48 (2001) 149-156

(3) Schwaninger J. & al. A prospective analysis of Near-Death Experiences in cardiac arrest patients. Journal of Near Death Studies, 20 (4), summer 2002, 215-232

Source: http://iands-france.org.pagesperso-orange.fr/
Voilà le communiqué qui a émergé de cette rencontre:

Communiqué commun des intervenants de Martigues

Nous sommes un groupe de médecins, praticiens et/ou chercheurs de différentes disciplines et nationalités. A l'occasion des 1ères Rencontres Internationales consacrées à l'Expérience de Mort Imminente (EMI ou NDE pour Near-Death Experience) - organisées à Martigues le samedi 17 juin 2006 - nous tenons à faire connaître au grand public ainsi qu'à la communauté médicale et scientifique les convictions qui sont les nôtres après des années de recherche sur ce phénomène.

Bien que, d'un point de vue scientifique, le déclenchement de l'Expérience de Mort Imminente soit sans aucun doute relié à des phénomènes neurobiologiques dans le cerveau, son contenu extrêmement riche et complexe ne peut être réduit à une simple illusion ou à une hallucination produite par un cerveau en souffrance à l'instant de la mort. La réalité de l'expérience humaine n'est pas exclusivement déterminée par des mécanismes neurologiques, et la signification de l'EMI ne peut se réduire aux simples processus neurologiques qui accompagnent sa survenue dans le cerveau.

Certaines avancées scientifiques majeures ont pu être acquises grâce à l'étude des manifestations inhabituelles ou "exotiques" de phénomènes que l’on croyait avoir compris dans leur intégralité.

Il est très important que les scientifiques puissent conduire des recherches dans différentes disciplines, en particulier les neurosciences, sans préjugés d'aucune sorte.

D'importantes publications dans des revues scientifiques à comité de lecture, comme Nature ou The Lancet, ont permis une meilleure acceptation des ces recherches dans la communauté médicale et scientifique et sont un premier pas vers la constitution d’un corpus de connaissances reconnu par cette dernière.

Nous pensons que cet effort de recherche doit être encouragé pour progresser dans la compréhension de l'Expérience de Mort Imminente, même si ce phénomène remet en cause les conceptions établies sur la nature de la conscience et le fonctionnement du cerveau.

L'Expérience de Mort Imminente, comme d'autres "états modifiés de conscience", ouvre une nouvelle voie de recherches pluridisciplinaires. Cette voie est porteuse d'espoir et de progrès pour l'humanité. Nous formons le vœu que les instances médico-scientifiques et les pouvoirs publics en prennent la juste mesure.

Martigues S17
Signataires :

* Dr Raymond Moody, psychiatre et philosophe (Etats-Unis)
* Dr Pim van Lommel, cardiologue (Pays-Bas)
* Dr Sam Parnia, médecin spécialiste, soins intensifs et respiratoires (Royaume-Uni)
* Dr Mario Beauregard, neurologue (Canada)
* Dr Sylvie Déthiollaz, docteur en Biologie moléculaire (Suisse)
* Dr Jean-Pierre Jourdan, médecin, responsable recherche médicale Iands-France (France)
* Dr Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste-réanimateur (France)
* Evelyne-Sarah Mercier, doctorante en anthropologie, Présidente de Iands-France (France)
Maintenant, j'aimerais aborder plus en détail la réflexion de certains des intervenants, comme le Dr Jean-Jacques Charbonier, interviewé dans le numéro 1 du nouveau magazine NDE de Mai 2011. Je vous cite ses développements page 28:

Une seule certitude: il n'existe à ce jour aucune explication rationnelle au phénomène NDE. Tous les scientifiques qui ont tenté de démonter les mécanismes de ces expériences ont échoué de façon flagrante. En général, leurs démonstrations se bornent à assimiler les différentes causes de mortalité comme l'hypoxie ou l'hypoglycémie cérébrale qui effectivement peuvent induire des NDE (mais aussi et surtout des Death Expérience) aux mécanismes intimes du phénomène. Détailler les circonstances de survenue ne permet pas, bien évidemment, de comprendre l'intégralité de l'expérience. Pourtant, cette confusion simpliste est fréquente dans le grand public: "Ah oui, les NDE! Mais on sait ce que c'est maintenant, non? J'ai lu quelque part que c'était dû à un manque d'oxygène dans le cerveau ou à une libération d'hormones..." Qui n'a jamais entendu ce genre de réflexion?

L'autre erreur qui est fréquemment faite consiste à réduire la décorporation des EMI à une hallucination autoscopique externe. Pourtant, il est maintenant prouvé depuis fort longtemps que les expérienceurs peuvent voir non seulement leur corps de l'extérieur, mais aussi l'environnement proche et même lointain. Nous démontrerons ensuite que, même en tenant compte de la notion nouvelle de paralysie du sommeil, les hypothèses neurophysiologiques ne permettent toujours pas d'élucider la question.

Enfin et pour terminer, les explications neuropsychiatriques qui semblent aujourd'hui tellement dépassées ne mériteront qu'une brève discussion à la fin de cet article. Malheureusement, ce sont ces dernières suggestions médicales qui furent, et qui sont encore, un frein considérable aux confidences. En effet, à une certaine époque, il valait mieux se taire plutôt que de risquer d'être pris pour un fou! Bien que de ce point de vue, les choses semblent s'améliorer, beaucoup trop de personnes craignent encore de témoigner.

L'éthiologie (étude des causes d'un phénomène) des NDE

Toutes les causes que nous allons étudier maintenant peuvent inclure des NDE. Elles peuvent aussi, si elles se prolongent dans le temps, entraîner la mort à plus ou moins brève échéance.

L'hypoxie

Le défaut d'oxygénation cérébrale est la principale cause des NDE. Lorsque le coeur s'arrête de battre, c'est cette carence d'apport d'oxygène qui est responsable de la perte de connaissance. Le "jeu du foulard" consiste à créer des expériences de sortie de corps par compression des artères carotidiennes au niveau cervical. Cette activité stupide est responsable d'accidents dramatiques chez nos jeunes amateurs de sensations fortes. Beaucoup d'entre eux ont eu à la suite de strangulations des séquelles neurologiques lourdes et définitives comme des paralysies motrices, des aphasies ou des comas profonds tandis que d'autres ont trouvé la mort. J'ai déjà eu l'occasion d'assister un jeune garçon de treize ans, hospitalisé en réanimation en coma dépassé pour avoir voulu tenter une sortie du corps par ce moyen. C'est un des souvenirs les plus terribles de ma vie. Je revois encore sa mère qui, quelques jours avant son décès, prostrée à son chevet, répétait sans cesse en hochant doucement la tête: "Mon Dieu, mais pourquoi t'as fais ça? Pourquoi? ..." Elle ne comprenait pas. Son petit garçon adorait la vie, était curieux de tout, avait soif de tout connaitre, de tout savoir, de tout apprendre, de tout découvrir. Il travaillait bien à l'école, ses amis l'adoraient presque autant que ses parents et il avait même une petite amie. Pourquoi aurait-il voulu mettre fin à ses jours de la plus sordide des façons? J'ai dû expliquer à la maman l'existence de ce "jeu". Non, son fils n'avait pas voulu se suicider, il avait simplement essayé d'explorer des sensations nouvelles... Piètre consolation, je vous l'accorde!

Devant l'ampleur du phénomène, des parents se sont regroupés en associations pour informer et mettre en garde le plus grand nombre de personnes possible. Des indices doivent alerter les proches que ces inconscients jouent avec leur vie, tels que des liens ou des ceintures retrouvés dans les tiroirs de leur chambre, des bruits de chute de corps, des maux de tête fréquents des mauvais résultats scolaires, des troubles du sommeil, des dissimulations de traces de strangulation par des cols roulés, des écharpes ou des cols de chambre systématiquement relevés. Devant ces signes très évocateurs, il y a de bonnes raisons de s'inquiéter, et il devient urgent d'en parler. Une autre version de ce jeu est le "jeu de l'étau magique", encore appelé ""la poussée du diable", ou "la fusée". La variante consiste ici à comprimer veine cave inférieure au niveau du creux épigastrique. La baisse du retour veineux au coeur provoque une diminution du débit cardiaque avec une hypoxie cérébrale secondaire. Cette expérience nécessite l'intervention d'un complice qui comprime l'abdomen de "l'expérienceur" qui ignore la plupart du temps qu'il frôle la mort en se prêtant à ce genre d'activité débile!

L'hypercapnie

L'excès de gaz carbonique (CO2) inspiré peut induire des NDE par asphysxie. En général, l'hypercapnie est associée à une hypoxie qui renforce ses effets délétères. Certains adolescents ont pu expérimenter la symptomatologie des hypercapnies en respirant volontairement un air saturé en CO2 dans des sacs en plastiques avec le "jeu du ballon". Une pratique aux conséquences tout aussi redoutables que celle du "jeu du foulard"!

L'intoxication au monoxyde de carbone

Des séjours prolongés en atmosphère confinée et surchauffée, comme on peut en faire en hiver dans des locaux d'aération, peuvent aboutir à des intoxications au monoxyde de carbone (CO) rapidement mortelles. Dans le cas d'une intoxication collective, on peut parfois observer des victimes ayant de surprenants discours qui ressemblent beaucoup à ceux des expérienceurs. Au cours d'une intervention SAMU faite un soir de décembre, je me souviens notamment de certaines réflexions des membres d'une petite famille rassemblés dans une minuscule pièce où trônait un vieux poêle à bois. Le grand père ne voulait pas partir car il avait vu Dieu chez lui, la grand mère était dans le coma et le petit fils disait: "que c'était beau, que c'était beau cette grande lumière!" Tout ce petit monde a été hospitalisé pour une séance de caisson hyperbare, mais nous avons eu un mal fou à les convaincre de nous suivre.

L'hypocapnie

Le manque de gaz carbonique dans le cerveau peut également provoquer des NDE. On obtient ces états particuliers par une respiration ample et rapide. Certaines techniques d'hyperventilation associées à des méthodes de relaxation ont pour but de réaliser des décorporations. Il est très important de rappeler ici qu'il est très dangereux de tenter seul et sans encadrement ce type d'expériences. Les apnéistes qui, pour réduire leur besoin en oxygène, hyperventilent leurs poumons avant leurs immersions ont pu quelquefois décrire des visions de tunnel et de lumière après une brève perte de connaissance. Certains d'entre-eux ont trouvé la mort par hypocapnie avant même d'avoir réalisé le moindre record!

L'hypoglycémie

Le cerveau, grand consommateur de sucre, supporte très mal une baisse du taux sanguin de cette substance. Le coma résultant d'un jeûne prolongé est secondaire à une hypoglycémie. Des états de conscience transcendantales semblables aux NDE sont obtenus par privatisation de nourriture. L'activité musculaire consomme du sucre et l'hypoglycémie du jeûne sera majorée au cours de l'exercice physique, comme c'est le cas au cours des danses ou des transes chamaniques. Après une injection trop importante d'insuline, un diabétique peut mourir d'une hypoglycémie ou connaître une NDE. A l'inverse, le rapport d'insuline devient insuffisant chez un diabétique, une hyperglycémie peut avoir les mêmes conséquences en induisant une acidocétose.

Les autres substances toxiques pour le cerveau

Certaines substances en excès dans le sang circulant vont avoir la capacité d'induire des comas graves pouvant aboutir à la mort en intoxiquant l'ensemble du tissu cérébral. Le plus connu de ces toxiques est sans nul doute l'alcool, responsable de redoutables comas éthyliques. Mais, il existe aussi un grand nombre de substances endogènes dont l'excès imputable à une carence des systèmes épurateurs de l'organisme aboutira au même résultat.

Ainsi, l'hyperammoniémie d'un insuffisant hépatique ou l'accumulation d'urée d'un insuffisant rénal peuvent provoquer des décès ou des NDE. On peut donc dire au final que les différentes causes métaboliques de comas ou des décès sont aussi celles des NDE, mais, on l'aura bien compris, ce n'est en aucun cas l'explication du phénomène NDE.

L'hallucination autoscopique externe

En stimulant certaines zones du cerveau ou en facilitant la libération de neuro-médiateurs particuliers, on peut produire une hallucination autoscopique qui, je le répète, n'a absolument rien de commun avec la sortie de corps vécue par les expérienceurs.

Les neurostimulations

Lors d'une épilepsie temporale, des crises visuelles peuvent générer des hallucinations proches des perceptions d'une NDE. L'importance de ce lobe temporal dans les phénomènes hallucinatoires a déjà été mis en évidence il y a plus de trente ans par les observations de Penfield. Ce chercheur a démontré qu'une électrostimulation corticale de cette zone provoquait une impression de sortie de corps associée dans quelques cas à des perceptions auditives et visuelles. Plus récemment, Olaf Blanke, un neurochirurgien qui exerce à l'hôpital de Genève, remet les électrostimulations en question pour tenter d'expliquer les décorporations des expérienceurs. Le Dr Blanke intervient sur des cerveaux pour détruire, avec une fine électrode, de toutes petites régions pathologiques qui sont généralement des foyers épileptogènes. Pour ne pas léser du tissu neuronal sain, il est important d'opérer ces patients sous anesthésie locale. En restant conscients, les malades peuvent exprimer ce qu'ils ressentent et guider ainsi la progression de l'électrode.

En septembre 2002, Olaf Blanke pulbia une communication surprenante dans la revue Nature concernant l'opération d'une femme de 43 ans, épileptique depuis 11 ans. Le neurochirurgien remarqua avec stupéfaction que la stimulation électrique d'une zone précise de son cerveau, située entre les lobes temporal et pariétal droit, appelée "gyrus angulaire" induisait chez sa patiente une étrange sensation de sortie de corps. Le Dr Blanke raconta: "elle nous a dit qu'elle se voyait d'en haut, elle voyait ses jambes et le bas de son corps allongés sur le lit, mais elle ne voyait ni sa tête, ni ses bras. Elle disait se situer à environ 2 mètres de haut et ne voir que l'image de son corps sur le lit. Elle se sentait légère, avec une sensation de flottement. Elle ne s'est pas vue monter, mais s'est retrouvée sans transition dans cette position élevée."

Dans l'espoir de trouver un support biologique, voire même organique, aux phénomènes de décorporation, Olaf Blanke collecta différents cas de neurostimulations de zones voisines du gyrus angulaire et édita ses travaux dans la revue Brain, deux ans après sa première observation. L'article de cette revue laisse supposer que les décorporations vécues pendant les NDE sont des hallucinations induites par neurostimulation. Et le Dr Blake de préciser que " lorsque la jonction temporo-pariétale est stimulée, le cerveau génère une image délocalisée du corps, comme projetée sous le corps, en face ou derrière lui." En fait, les observations d'Olaf Blanke n'autorisent pas à rationaliser les sorties du corps de ceux qui ont vécu une NDE par une explication neurologique. Elles démontrent au contraire que les phénomènes hallucinatoires reproductibles par la stimulation du gyrus angulaire sont bien différents de la perception environnementale d'un expérienceur. Les opérés du Dr Blanke voient leur corps ou une partie de celui-ci comme s'ils étaient au dessus, au dessous ou derrière lui, mais rien de plus. Ils sont dans l'incapacité totale de donner des détails précis de l'environnement se déroulant simultanément à proximité ou même à distance de leurs propres corps comme le font les expérienceurs.

D'autre part, à l'inverse des personnes qui sont en état de mort imminente et donc comateuses, les patients du Dr Blanke sont conscients, avec leurs facultés cognitives et sensorielles conservées. Sous anesthésie locale, les différents relais proprioceptifs du cerveau restent opérationnels. La multitude d'informations venant des capteurs périphériques du corps, comme les mécanorépecteurs situés au niveau des articulations ou les récepteurs vestibulaires de l'oreille interne, nous permettent à tout moment de situer précisément notre corps dans l'espace et de donner la position exacte de tous nos membres. Essayez donc cette petite expérience: fermez les yeux et concentrez vous un instant sur la position de votre corps... Vous allez même vous rendre compte que même sans aucune information visuelle, vous êtes capable de savoir si vous êtes couché ou assis, si vous avez les jambes croisées ou allongées etc. Et si dans le même moment le Dr Blanke venait vous enfoncer une électrode dans le gyrus angulaire, vous auriez l'image projetée de votre corps dans l'aire occipitale du cerveau par l'intermédiaire des différents relais mnésiques et corticaux. Vous auriez ainsi la sensation de vous voir d'en dessus, d'en dessous ou de derrière, mais à la différence des expérienceurs, vous seriez dans l'impossibilité de voir votre chat qui joue dans la cuisine ou votre voisin qui tond la pelouse!

En novembre 2007, une certaine presse racoleuse publia: "L'âme humaine a été capturée. C'est une première mondiale. Des médecins belges ont réussi à photographier, au PET-scan, l'image de "l'âme" d'un patient, alors qu'il était en décorporation". En fait, cet article entretenait toujours la même confusion entre la "sensation de sortie de corps" obtenue par la stimulation du gyrus angulaire et le véritable "voyage extracorporel" des expérienceurs. Les médecins belges tombèrent dans le piège qui avait fait la une des journaux suisses quelques mois auparavant. Ici aussi, la découverte était fortuite et totalement inattendue. En plaçant un implant électrique dans la région temporo-pariétale du cerveau d'un patient pour réduire de désagréables sifflements d'oreilles, un neurochirurgien de l'Université d'Anvers, le Dr Dirk De Ridder, constata avec stupéfaction que son malade lui disait être à 50 cm au dessus de son corps. Intrigué, le praticien recommença l'expérience sous PET-scan et objectiva ainsi durant la période critique l'activité simultanée de différentes zones cérébrales: le gyrus angulaire, le précunéus droit et le thalamus postérieur. Nous sommes par conséquent bien loin de la "photographie de l'âme humaine" annoncée par les journalistes! Dans ce cas précis, la zone proprioceptive du cerveau, court circuitée par l'électrostimulation, a envoyé des messages décalés dans le temps, qui se sont traduits par une "impression" de décalage spatial, c'est à dire la sensation d'être au dessus de son propre corps. A la différence des résultats obtenus par Olaf Blanke, le patient de Dirk De Ridder n'a pas eu de stimulation concomitante des aires visuelles qui se situent dans une zone plus postérieure et n'a pas eu l'opportunité de s'observer comme s'il était au dessus, au dessous ou derrière lui-même.

Les neuromédiateurs

On appelle "neuromédiateurs" toute substance chimique pouvant venir se fixer sur un récepteur neurologique en provoquant son blocage ou son activation. Un certain nombre de neurorécepteurs sont concernés dans les NDE.

Les récepteurs NMDA (N-Méthyl-D-Asparate) du cortex cérébral sont excités par le glutamate, un acide aminé neuromédiateur pouvant devenir toxique pour les neurones lorsqu'il est libéré en excès comme au cours des anoxies. Ces mêmes récepteurs peuvent également être bloqués par la kétamine, une drogue hallucinogène employée en anesthésie davantage pour ses propriétés analgésiques que pour ses qualités narcotiques. La kétamine induit une hallucination autoscopique externe, et c'est cet effet qui est recherché par les adeptes de rave, cette drogue porte pourtant à cette occasion le nom de "Kit-Kat" ou de "Mister-Kat". Mais la kétamine peut aussi provoquer de véritables NDE en déclenchant des troubles potentiellement mortels au rythme cardiaque. D'où la confusion fréquente entre les hallucinations autoscopiques externes et les NDE induites par cette substance.

Les récepteurs sérotoninergiques du cerveau sont stimulés par un autre neuromédiateur endogène: la sérotonine. Cette molécule est présente dans la plupart des tissus de l'organisme et intervient notamment dans la vasomotricité des phénomènes allergiques, des migraines ou de la maladie de Raynaud. Au niveau du cerveau, la transmission sérotoninergique permet des connexions entre différentes structures anatomiques comme le lobe temporal, le système limbique, l'hippocampe ou le lobe occipital. Le LSD (acide lysergique diéthylamide) agit directement sur les récepteurs sérotoninergiques, induisant par ce biais des hallucinations visuelles et autoscopiques. Mais la neurotoxicité du LSD peut également être responsable d'une atteinte cérébrale directe potentiellement mortelle aboutissant à une NDE.

Les récepteurs endorphiniques et enképhalinergiques du cerveau sont stimulés par les endorphines, un groupe de morphines endogènes qui bloquent la douleur en cas de nécessité, comme dans les gros traumatismes corporels. La morphine est alcaloïde du pavot qui, en venant occuper ces récepteurs, va induire une sédation, une analgésie, mais aussi une euphorie et une autoscopie recherchées chez les toxicomanes. Là encore, à forte dose, la morphine peut déprimer les centres respiratoires bulbaires du cerveau et entrainer une NDE par hypoxie cérébrale.

Les hypothèses neurophysiologiques

La persistance des perceptions auditives

Lorsque survient une perte de connaissance, les facultés neurosensorielles et psychomotrices sont annihilées dans un ordre chronologique déterminé. Tout d'abord, un voile noir s'installe rendant toute vision impossible, puis les sensations tactiles s'estompent et le corps devient "cotonneux", ensuite les muscles se paralysent et le sujet chute brutalement à l'endroit où il se trouve, enfin toute communication avec le monde extérieur est coupée et il devient impossible de "réveiller" le comateux. Des mesures de potentiels évoqués ont montré que, dans ces circonstances, les facultés auditives persistent un certain temps avant de disparaitre à leur tour. Compte tenu de ces données, certains ont suggéré que le phénomène NDE était secondaire à un scénario reconstitué par le cerveau à partir d'informations auditives résiduelles. Mais cette hypothèse ne tient pas, car les expérienceurs sont capables de donner des détails qui ne peuvent pas être issus de perceptions auditives, comme la description exacte d'une plaque située sous une table d'opération ou encore les vêtements d'une personne se trouvant en salle d'attente!

L'épilepsie temporale

L'épilepsie est une activation subite, simultanée et anormalement intense d'un grand nombre de neurones cérébraux, aboutissant à des aspects cliniques variables allant des crises convulsives généralisées aux crises partielles. Elles s'accompagnent de manifestations électroencéphalographiques à début et à fin brusques qui sont des pointes brèves et amples, associées souvent à des ondes plus lentes réparties sur la surface du crâne. Cette répartition est plus ou moins diffuse selon le type de crise. Dans le cas de l'épilepsie temporale, l'activation neuronale s'effectue au niveau du lobe temporal. Le gyrus angulaire se trouvant dans cette zone, il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les patients souffrants d'épilepsie temporale vivent des hallucinations autoscopiques externes. Dans ce cas aussi, la confusion ne doit pas être faite entre la décorporation vécue au cours d'une NDE et la sensation de sortie du corps d'une épilepsie temporale, même si cette dernière est accompagnée d'hallucinations visuelles par interconnexion avec le lobe occipital qui est bombardé à cette occasion de multiples influx électriques émanant du foyer épileptogène. L'écrivain Lewis Carroll souffrait d'épilepsie du lobe temporal. On retrouve les sensations de chute dans un tunnel vécues pendant ses crises dans son célèbre livre "Alice au pays des merveilles". Le passage suivant pourrait tout à fait correspondre à la phase du tunnel d'une NDE classique: "Alice n'eut même pas le temps de songer à s'arrêter avant de se sentir tomber dans ce qui semblait être un puits très profond [...]. Eh bien ! se dit Alice après une pareille chute, je n'aurais plus peur de tomber dans l'escalier! [...] Elle tombait, tombait, tombait. Cette chute ne prendrait-elle donc jamais fin?"

Certains chercheurs pensent qu'il pourrait exister un lien entre la création artistique et l'épilepsie. Van Gogh subissait des crises sévères et il était le plus productif et le plus créatif dans les périodes où il était le plus malade. Dostoïevski, la talentueux écrivain russe du XIXe siècle, auteur de "Crime et châtiment" et des "Frères Karamazov", avait une forme rare d'épilepsie temporale appelée "épilepsie extatique". Il décrit ainsi l'expérience de ses crises qui dans son cas ressemble à une expérience transcendante: "Pendant mon sommeil, je fais l'expérience d'une joie qu'on n'éprouve pas dans un état normal et que les autres ne peuvent concevoir. Je ressens une harmonie parfaite en moi-même et dans le monde entier. Le sentiment est si fort et si doux que pour ces quelques secondes de félicité, on donnerait dix ans de sa vie, voire sa vie entière. J'ai l'impression que le Paradis est descendu sur la Terre et m'avait avalé. Je suis vraiment parvenu jusqu'à Dieu et suis imbu de lui. Vous qui êtes en bonne santé, vous n'avez même pas idée de la joie dont nous, les épileptiques, nous faisons l'expérience pendant la seconde qui précède la crise."

La paralysie du sommeil

Au cours d'une nuit, nous avons plusieurs cycles de sommeil (trois à cinq en moyenne) qui se succèdent sans interruption. Chaque cycle comprend plusieurs stades: deux stades de sommeil léger, deux autres de sommeil profond et un cinquième de sommeil paradoxal. C'est durant le sommeil paradoxal que s'effectuent les rêves et les mouvements rapides des globes occulaires, tandis que la tonicité musculaire disparait. Cette dernière période est aussi celle où notre cerveau est le plus déconnecté du corps. Dans le cas de la paralysie du sommeil, cette déconnexion persiste alors que notre conscience s'éveille, donnant la sensation désagréable de vivre une sorte de "rêve éveillé". Bien qu'une récente étude montre que les personnes qui ont ces intrusions de sommeil paradoxal sont plus prédisposées à connaitre des NDE, ces paralysies du sommeil ne sont pas, loin s'en faut, l'explication du mécanisme de la NDE. Les deux phénomènes sont totalement distincts car la séquence événementielle classique d'une NDE n'est pas retrouvée durant ces épisodes de paralysie du sommeil.

Les hypothèses neuropsychiatriques

La schizoprénie

Un schizophrène est un malade mental qui présente une dissociation ou une discordance des fonctions psychiques: affectives, intellectuelles et psychomotrices, avec une perte de la personnalité et une rupture du contact avec la réalité. Le malade s'enferme dans un monde intérieur et peut être enclin à des délires agressifs et paranoïaques. Cette pathologie n'a donc absolument rien à voir avec les comportements des expérienceurs. Ces derniers sont au contraire tournés vers les autres avec des discours d'amour dénués de toute agressivité. Pourtant, malgré ces différences fondamentales, pendant très longtemps les expérienceurs ont été traités de schizophrènes!

La mythomanie

On imagine mal comment des millions de personnes situées à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres seraient capables sans se connaitre et en appartenant à des cultures complétement différentes, de tenir un discours identique et inventé à propos d'une expérience non vécue. Cette dernière hypothèse est de toute évidence la plus ridicule: elle ne mérite même pas d'être développée.
Après une étude minutieuse des NDE, le Dr. Jean-Jacques Charbonnier affirme finalement les choses suivantes:

1°) Un état de conscience modifié est possible lorsque le cerveau s'arrête de fonctionner.

2°) Il peut s'établir une véritable communication télépathique avec les comateux qui sont non seulement capables de recevoir mais aussi d'émettre des pensées.

3°) Un souffle de vie quittant le corps a pu être physiquement ressenti par de nombreux soignants au moment de la mort.

4°) Le comateux peut se conceptualiser comme étant une entité dégagée d'un corps terrestre et relié à lui par un cordon. Ce concept simpliste me permet entre autre d'expliquer aux familles des comateux et aux soignants la façon de se comporter avec eux.

5°) Une vie est possible dans une autre dimension lorsque la mort physique survient et que ce cordon est coupé.

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Bonjour Ted,

Ted a écrit:Comme je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aimerais vous présenter de nouvelles recherches au sujet des expériences de mort imminente (EMI), qui ne sont pas sans aucun lien avec le traitement des témoins d'OVNI, ou les témoignages de certains contactés.
Euh... Pas sûr de bien connaître ce que raconte les témoins et contactés à ce propos, une référence ? Pour la télépathie alléguée d'accord il y a un vague rapport, mais les phénomènes de NDE/OOBE me fait plutôt penser à certains (rares) "abductés" qui ont compris qu'ils ne sont pas enlevés physiquement.

Ces expériences sont désormais reconnues en tant que problème scientifique à part entière, et non comme une curiosité ou un sujet de polémique. La publications de plusieurs articles dans des revues médicales et scientifiques de premier plan (Nature, The Lancet, etc.)
Personne ne met en doute les expérience, ni les recherches entreprises avec les progrès qu'on sait, c'est l'interprétation de la faction woo-woo (Dr. Charbonnier en France) qui est discutable.

A lire, l'article très récent (Juin 2011) de Brian Dunning :
http://skeptoid.com/episodes/4261

http://nabbed.unblog.fr/

Venom


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Pour une critique des conclusions (pas de la recherche, mais des conclusions qu'il se permet de tirer de ses données) de Pim van Lommel, voir:

Braithwaite, J. J. (2008). “Towards a cognitive neuroscience of the dying brain”. The Skeptic Magazine (UK), vol. 21, n°2, p. 8-16.

J'en ai fait un épisode du balado (où je résume en français cet article - tant bien que mal):

Épisode #84: L’hypothèse du cerveau mourant

http://pangolia.com/blog/?p=557

Au fait, est-ce que tu es un membre du GEIMI?

http://scepticismescientifique.blogspot.com/

R.C


les phénomènes de NDE/OOBE me fait plutôt penser à certains (rares) "abductés" qui ont compris qu'ils ne sont pas enlevés physiquement.


Euh... je fouille dans ma mémoire, c'est pas en rapport avec la fameuse forme humanoïde devant le lit ???? je croit que c'est lier au sommeille à une heure précise....
J'avais vue ça avec Marius mais sa fait plusieurs années.....

Quelqu'un as des détails ???? ou des liens ????

nablator


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R.C a écrit:Euh... je fouille dans ma mémoire, c'est pas en rapport avec la fameuse forme humanoïde devant le lit ????
Paralysie du sommeil ? Je pensais aux témoignages où l'"abducté" a conscience de ne pas avoir été enlevé physiquement : il se réveille dans son lit dans la même position qu'il s'est couché, mais estime que son expérience est plus qu'un rêve.

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nablator


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Venom a écrit:Braithwaite, J. J. (2008). “Towards a cognitive neuroscience of the dying brain”. The Skeptic Magazine (UK), vol. 21, n°2, p. 8-16.
http://www.skeptic.org.uk/magazine/onlinearticles/497-braithwaite-dying-brain

http://nabbed.unblog.fr/

R.C


D'accord encore un loupé de ma part lol
Essayons de rattraper le coup...

Donc le sujet se rêveille dans sa position initiale est estime que son expèrience était bien réel... Hum... auto-persuasion ???

nablator


Administration
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R.C a écrit:D'accord encore un loupé de ma part lol
Essayons de rattraper le coup...

Donc le sujet se rêveille dans sa position initiale est estime que son expèrience était bien réel... Hum... auto-persuasion ???
Ben oui. Ou bien les zitis farceurs ont extrait son corps astral... Ca expliquerait bien les traversées de murs, portes et fenêtres fermées, remarque.

http://nabbed.unblog.fr/

Venom


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nablator a écrit:
Venom a écrit:Braithwaite, J. J. (2008). “Towards a cognitive neuroscience of the dying brain”. The Skeptic Magazine (UK), vol. 21, n°2, p. 8-16.
http://www.skeptic.org.uk/magazine/onlinearticles/497-braithwaite-dying-brain

Oh, cool, ils l'ont mis en ligne récemment. Wink Il ne l'était pas encore quand j'ai réalisé mon épisode. Rolling Eyes

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nablator a écrit:
R.C a écrit:D'accord encore un loupé de ma part lol
Essayons de rattraper le coup...

Donc le sujet se réveille dans sa position initiale est estime que son expérience était bien réel... Hum... auto-persuasion ???
Ben oui. Ou bien les zitis farceurs ont extrait son corps astral... Ca expliquerait bien les traversées de murs, portes et fenêtres fermées, remarque.

en fait d'après ce que je me souviens de l'époque où je m'y été intéressé, les zitis utilisent une sorte d'arme qui fait que les humains ne peuvent plus bouger tout en ayant une conscience claire, puis la lumière de leur vaisseau spatial modifie la structure des éléments qu'il rencontre, le faisceau lumineux attire alors les corps des zitis et de l'abducté vers l'intérieur du vaisseau ... certains pensent qu'ils sont en fait dans une autre dimension

nablator


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L'avantage c'est qu'il y a moins de risques.

Ça c'est la version où l'abducté est transporté physiquement :

http://www.youtube.com/v/pY1_HrhwaXU

http://nabbed.unblog.fr/

Venom


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Tant que j'y suis, un excellent lien sceptique sur les NDEs est Review of "Evidence of the Afterlife", dans lequel G.M. Woerlee critique le bouquin "Evidence of the Afterlife" de Jeffrey Long.

Le §3, dans lequel il discute des cas de NDEs dans lesquels des sujets (supposés) aveugles de naissance rapportent avoir vu durant l'expérience inhabituelle (d'après les travaux de Kenneth Ring & co. sur le sujet) vaut selon moi particulièrement la peine d'être lu.

http://scepticismescientifique.blogspot.com/

R.C


le faisceau lumineau attire les corps des zitis et de l'abducté vers l'intérieur du vaisseau

Diantre !!! Donc les vaisseaux n'ont pas d'ET à l'intérieur, il est obligé de les "téléporter" avec l'abducté  

Désolé, mais je ne croit pas as ce genre d'histoire, mais bon je respecte chaque point de vue  Wink

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ce n'est pas mon point de vue c'est l'histoire que l'on obtient de la part des 'abductés'

Dossiers de S.O


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R.C a écrit:Euh... je fouille dans ma mémoire, c'est pas en rapport avec la fameuse forme humanoïde devant le lit ????

Rêve hypnagogique R.C, cas de Sigma/Alpha et Gamma Delta ! Ah le temps de ma jeunesse, des enquêtes tout azimuts... Razz


_________________
http://www.lulu.com/spotlight/PSY18

Les petits gris je les aimes avec de l'ail et du persil, accompagné d'un bon verre de blanc !

"Avec une ou deux bouteilles de rosé, nous arrivons à apprendre des choses"  un aveu qui en dit long sur la façon de procéder  en ufologie de la part d'un conférencier.
http://ufo-scepticisme.forumactif.com

Ted


nablator a écrit:Euh... Pas sûr de bien connaître ce que raconte les témoins et contactés à ce propos, une référence ? Pour la télépathie alléguée d'accord il y a un vague rapport, mais les phénomènes de NDE/OOBE me fait plutôt penser à certains (rares) "abductés" qui ont compris qu'ils ne sont pas enlevés physiquement.
Il y a des cas où les abductés, ou parfois même les contactés, décrivent des expériences de sortie du corps accompagnés de "visiteurs", ce que d'autres nomment aussi les "voyages astraux". C'est alors comme s'ils avaient accès à une nouvelle dimension, par laquelle ils peuvent se déplacer dans l'espace et le temps, sans être soumis aux lois de notre univers. Ce témoignage en est un exemple: http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t14102-Ma-rencontre-avec-nos-grands-freres-de-l-espace.htm

nablator a écrit:Ca c'est la version où l'abducté est transporté physiquement :
http://www.youtube.com/v/pY1_HrhwaXU
Lui est resté prisonnier de son corps ^^

nablator a écrit:Personne ne met en doute les expérience, ni les recherches entreprises avec les progrès qu'on sait, c'est l'interprétation de la faction woo-woo (Dr. Charbonnier en France) qui est discutable.
Elle est discutable et doit être discutée, autant que le sont les hypothèses de l'hallucination autoscopique externe ou de causes neurophysiologiques ou neuropsychiatriques du phénomène.

nablator a écrit:A lire, l'article très récent (Juin 2011) de Brian Dunning :
http://skeptoid.com/episodes/4261
Cet article reprend les grands classiques: rasoir d'Occam, projection autoscopique, stimulation du gyrus angulaire et autres hypothèses traitées justement dans l'analyse du Dr. Jean-Jacques Charbonnier citée précédemment.

Venom a écrit:Pour une critique des conclusions (pas de la recherche, mais des conclusions qu'il se permet de tirer de ses données) de Pim van Lommel, voir:

Braithwaite, J. J. (2008). “Towards a cognitive neuroscience of the dying brain”. The Skeptic Magazine (UK), vol. 21, n°2, p. 8-16.

J'en ai fait un épisode du balado (où je résume en français cet article - tant bien que mal):

Épisode #84: L’hypothèse du cerveau mourant

http://pangolia.com/blog/?p=557
J'ai écouté l'épisode, vous abordez la question de l'anoxie qui touche à des degrés divers tous les patients, alors que seulement 18% d'entre-eux rapportent des EMI. Vous renversez l'objection des "survivalistes" en demandant pourquoi, si l'expérience était bien due à une délocalisation de la conscience, tous ne s'en souviennent pas. Plus loin, vous considérez que la mémoire ne peut pas être en mesure de conserver l'information si lorsque l'EMI se produit, il n'y a plus d'activité cérébrale, ce qui est en soi bien justifié.

Mais ne peut-on pas tenter de lier ces deux points en suggérant que les patients qui rapportent des sorties du corps sont ceux chez qui la mémoire était encore partiellement active durant l'expérience, et permettrait par conséquent au souvenir de persister? Il faudrait alors vérifier que statistiquement, environ 4/5 des sujets qui passent par des arrêts cardio-circulatoires ou des comas ont bien une EEG plate, ce qui corroborerait cette première hypothèse.

Une seconde résout le problème de la mémoire si on considère que l'information n'est pas seulement enregistrée dans le cerveau mais aussi d'une manière plus discrète dans un autre support qui lui serait complémentaire ou superposé. Cela rejoint l'idée que le cerveau ne serait pas la source de la conscience, mais plutôt une interface ou un "lecteur" qui rendrait possible l'intégration des informations de la conscience. Alors, l'information de l'EMI, refoulée, ne ressurgirait dans la mémoire consciente que sous certaines conditions.

Cette dernière explication est cohérente avec des cas "robustes" comme celui de Pamela Reynolds, victime d'un anévrisme au cerveau et qui a été opérée à une température corporelle de 15,5°C avec circulation sanguine extracorporelle. La patiente a été maintenue 45 minutes avec un électroencéphalogramme (EEG) plat, pourtant, elle a rapporté dans le détail le déroulement de l'opération dans cette période. Cela contredit l'idée proposée dans l'épisode du balado de Jean Michel Abrassart selon laquelle l'expérience de sorti du corps aurait lieu en dehors des phases d'inactivité cérébrale, puisque tout ce que Pamela a rapportée se trouvait précisément dans cette période.

Quant aux faux souvenirs et aux reconstructions de témoignages, même si on ne peut exclure qu'il puisse y en avoir, cela permet-il d'expliquer la restitution d'informations vérifiées à postériori de l'environnement du patient?

Venom a écrit:Au fait, est-ce que tu es un membre du GEIMI?
Non. J'effectue mes recherches en dehors de toute association et dans la seule volonté de comprendre, avec mes connaissances scientifiques, ce qui provoque ce type d'expérience. J'ai vécu une sortie du corps à l'âge de 9 ans lors d'une hospitalisation, qui s'est déroulée progressivement en une phase autoscopique interne brève (sensation de rentrer dans soi même en se détachant), puis décorporation externe, pour me retrouver au niveau de la lampe d'opération, face à moi même. La transition s'est produite comme si j'avais franchi un miroir avec inversion gauche-droite (équivalent à un retournement de moi-même au dessus de mon corps): je voyais alors la salle d'opération dans une vision élargie et claire, mon visage d'en haut, yeux fermés, mais aussi les chirurgiens autour de moi qui me perfusaient, testaient mes réflexes (je n'en avais plus aucun), les infirmières à droite de mon corps qui préparaient des outils d'opération sur une table à roulette, l'écran du cardiogramme juste derrière l'une des infirmières... et j'étais là, au dessus d'eux.

J'étais très jeune mais je m'en souviens dans les moindres détails, ma conscience était délocalisée de mon corps, j'étais très surpris de me retrouver là à voir et à penser sans être dans mon "moi", mais surtout, à penser avec grande lucidité. C'est comme si ma capacité de raisonnement avait été débridée des limites cérébrales, et j'avais l'impression de penser vite, clairement, avec une perspicacité que je n'avais jamais eu auparavant (dommage que je ne maitrisais pas encore les calculs d'intégration pour mettre à l'épreuve cette apparente faculté). Surtout, j'ai ressenti ce dont parlent les expérienceurs, l'amour inconditionnel, cette sensation intérieure profonde, que me paraissait être une essence, comme si cet amour était "en moi". Cela était associé à une plénitude absolue, aucune souffrance, aucune douleur, aucune peur, mais une sérénité totale. Un ensemble de questions m'ont traversé l'esprit: comment était-ce possible? Comment pouvais-je voir tout cela en dehors de moi-même? Ça n'avait rien d'un rêve, c'était bien plus que cela. Mon expérience s'est arrêtée là, ensuite, trou noir, jusqu'au réveil. Cela fait plus d'une décennie que je cherche des réponses satisfaisantes pour expliquer ce que j'ai vécu et de surcroit tous ceux qui ont vécus des OBE/NDE.

Connaissez vous la réponse de Pim Van Lommel à certains sceptiques comme Michael Shermer?

Pim Van Lommel est l’auteur d’une importante recherche réalisée aux Pay-Bas sur les Near Death Experience (NDE). Elle a été publiée dans la revue médicale "The Lancet" en 2001. L’article suivant est la traduction française d’une article de Van Lommel dans lequel il revient sur certaines critiques d’un sceptique du nom de Michael Shermer concernant les travaux effectués sur les NDE.

Dans sa colonne "Skeptic" du Scientific American de Mars 2003, Michael Shermer a cité une étude publiée dans "The Lancet", un grand journal de médecine, par Pim van Lommel et ses collègues. Il a affirmé que cette étude "délivrait un coup de poing" à l’idée que l’esprit et le cerveau pouvaient être séparés alors que les chercheurs ont affirmé exactement l’inverse, et ont montré que des expériences de conscience hors du corps se déroulaient lors de périodes de mort clinique avec un électroencéphalogramme plat. Comme Jay Ingram, du "Canadian Discovery Channel" commenta : « L utilisation par Shermer de cette étude pour soutenir son point de vue est erronée. Il aurait pu dire : "Les auteurs pensent que c’est un mystère mais j’ai choisi d’interpréter leurs résultats différemment", mais il ne l’a pas fait. Je trouve cela très décevant » (Toronto Star, 16 mars 2003). Dans l’article qui suit, Pim van Lommel établit l’évidence que Shermer s’est représenté ses recherches de façon erronée.

Une réponse à Shermer : Preuves médicales des NDE
Par Pim van Lommel


On ma récemment montré l’article* "sceptique" de Michael Shermer. D’un journal scientifique tel que le Scientific American, j’ai toujours attendu des articles correctement documentés et scientifiques, et je ne sais à quel point l’article de Shermer a été passé en revue par l’équipe éditoriale avant sa publication. Ma réaction à cet article de Shermer est dûe au fait que je suis le principal auteur de l’étude publiée dans "The Lancet" en décembre 2001 intitulée : "NDE chez les survivants d’arrêts cardiaques ; une étude prospective aux Pays Bas". Ce que Shermer a écrit à propos des conclusions de notre étude et des effets des « stimulations » magnétiques et électriques du cerveau, m’oblige à écrire cet article car que je désapprouve aussi bien ses théories que ses conclusions.

Nous avons réalisé notre étude prospective sur 344 survivants d’arrêts cardiaques pour étudier la fréquence, la cause et le contenu des near-death experience (NDE). Une NDE est le souvenir d’impressions éprouvées lors d’un état modifié de conscience, et qui inclue notamment des éléments spécifiques tels que des expériences de décorporation, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, d’une lumière, de proches décédés ainsi qu’un défilement de sa propre vie. Dans notre étude, 282 patients (82%) n’ont aucun souvenir de leur période d’inconscience, 62 patients (18%) ont cependant rapporté une NDE avec les éléments "classiques" décrits précédemment. Entre les deux groupes, il n’y a pas eu de différences au niveau de la durée de l’arrêt cardiaque, du temps d’inconscience, de l’intubation, de la médication, de la peur de la mort avant l’arrêt cardiaque, du sexe, de la religion, de l’éducation ou des connaissance préalable concernant les NDE. Ces expériences sont plus fréquemment rapportées par des personnes ayant moins de 60 ans, ayant eu plus d’un massage cardiaque externe (CPR) durant leur séjour à l’hôpital, et ayant eu de précédentes NDE. Les patients avec des dommages de mémoire après des CPR avec complications rapportent moins fréquemment des NDE.

Il existe plusieurs théories qui peuvent expliquer la cause et le contenu d’une NDE.

L’explication physiologique :

la NDE serait le résultat d’une anoxie du cerveau qui pourrait avoir été déclenchée par le relâchement d’endomorphines ou le blocage des récepteurs NMDA.

Dans notre étude, tous les patients ont subi un arrêt cardiaque ; ils étaient cliniquement morts et inconscients, suite à un apport sanguin cérébral insuffisant et ceci à cause d’une circulation sanguine ou d’une fonction respiratoire défectueuse. Si dans cette situation, la CPR n’est pas démarrée dans les 5-10 minutes, des dommages irréparables seront occasionnés au niveau du cerveau et le patient mourra. D’après cette théorie, tous les patients de notre étude devraient avoir eu une NDE ; ils étaient tous cliniquement morts suite à une anoxie du cerveau causée par une circulation sanguine insuffisante au niveau du cerveau. En réalité, seulement 18% d’entre eux ont rapporté une NDE.

L’explication psychologique :

Selon cette hypothèse, la NDE serait causée par la peur de la mort. Cependant, dans notre étude, seule un faible pourcentage de patients affirment avoir été effrayés les secondes précédant l’arrêt cardiaque. De plus, l’expérience s’est produite le plus souvent trop soudainement pour qu’ils réalisent ce qui leur arrivait. Cependant, cela n’a pas empêché le fait que 18% des patients aient rapporté une NDE, et cela sans médications différente selon les différents patients.

Nous savons que les patients qui subissent des arrêts cardiaques sont inconscients dans les secondes qui le suive, mais est-il possible de savoir si l’électroencéphalogramme (EEG) est plat pour ces patients ? Comment étudier cette question ?

Un arrêt complet de la circulation cérébrale peut avoir pour origine l’arrêt cardiaque dû à la fibrillation ventriculaire (FV) durant le test de seuil lors d’implantation de défibrillateurs internes. Ce modèle cérébral ischémique complet peut être utilisé pour étudier le résultat de l’anoxie sur le cerveau.

Dans la FV, un arrêt cardiaque complet se produit, avec arrêt complet du flux sanguin cérébral, ce qui a pour résultat une anoxie pan cérébrale aigue. La Vmca (flux sanguin de l’artère cérébrale centrale), qui est un indicateur fiable de la tendance du flux sanguin cérébral, décroît à 0cm/sec immédiatement après l’induction de la FV (2). Dans de nombreuses études réalisées chez l’homme et chez l’animal, la fonction cérébrale a été déterminée comme étant sévèrement compromise lors de l’arrêt cardiaque ; et l’activité électrique au sein du cortex cérébral et des structures profondes du cerveau a été déterminée comme inexistante après un court laps de temps. La surveillance de l’activité électrique du cortex (EEG) a montré des changements ischémiques consistants en une diminution des ondes rapides de hautes amplitudes et un accroissement d’ondes delta lentes. Quelque fois, il y a aussi un accroissement de l’amplitude de l’activité thêta déclinant finalement en iso électricité. Le plus souvent, le ralentissement initial des ondes de l’EEG est le premier signe d’ischémie cérébrale. Les premiers changements ischémiques dans l’EEG sont détectés dans une moyenne de 6.5 secondes après l’arrêt circulatoire. Avec la prolongation de l’ischémie cérébrale on aboutit toujours à l’enregistrement d’un signal iso électrique dans les 10 à 20 secondes à partir du début de l’arrêt cardiaque (3-6).

En cas d’arrêt cardiaque prolongé de plus de 37 secondes, l’activité EEG peut ne pas revenir pendant plusieurs minutes après restauration de l’activité cardiaque, en fonction de la durée de l’arrêt cardiaque, en dépit du maintient d’une pression sanguine adéquate durant la phase de rétablissement. Après défibrillation, la vélocité du flux de l’artère cérébrale centrale revient rapidement dans les 1 à 5 secondes quelque soit la durée de l’arrêt cardiaque. Cependant, le rétablissement de l’EEG prend plus de temps selon la durée de l’arrêt cardiaque. Le rétablissement de l’EEG sous-estime le rétablissement métabolique du cerveau, et la prise d’oxygène du cerveau peut être enfoncée pendant un temps considérable après le recouvrement de la circulation parce que le dépassement initial de reperfusion (hyperoxie) est suivi par une diminution significative du flux cérébral. (7)

L’anoxie entraîne la perte de fonction de notre système cellulaire. Cependant, lors d’anoxies de quelques minutes seulement, cette perte peut être passagère ; dans l’anoxie prolongée, la mort des cellules se produit avec une perte fonctionnelle permanente. Lors d’un évènement embolique, un caillot obstrue la circulation dans une veine du cortex ce qui a pour résultat une anoxie de cette partie du cerveau avec une perte de l’activité électrique. Cela entraîne des séquelles au niveau du cortex du cortex (hémiplégie ou aphasie). Quand le caillot disparaît dans les premières minutes, la perte de la fonction corticale est restaurée. Il s’agit d’une attaque ischémique transitoire (AIT). Cependant, quand le caillot obstrue la veine cérébrale pour des minutes ou des heures, cela entraînera la mort des cellules neuronales avec une perte permanente de fonction de cette partie du cerveau avec une hémiplégie ou une aphasie permanente et le diagnostique d’un accident vasculaire cérébral sera réalisé. Ainsi, l’anoxie transitoire résulte d’une perte transitoire des fonctions.

Lors d’un arrêt cardiaque, l’anoxie globale du cerveau se produit dans les premières secondes. Une restauration de l’activité cardio-pulmonaire adéquate et dans les temps empêche cette perte fonctionnelle du cerveau car les dommages définitifs des cellules du cerveau (résultant en la mort des cellules) ont été prévenus. L’anoxie durable causée par la cessation du flux sanguin au cerveau de plus de 5-10 minutes résulte en un dommage irréversible et une mort étendue des cellules cérébrales. Ceci est appelé mort cérébrale et la plupart des patients en mourront.

Dans un infarctus vif du myocarde, la durée de l’arrêt cardiaque (FV) sur le CCU est habituellement de 60-120 secondes, en salle d’opération de 2-5 minutes et en dehors de l’hôpital, cela peut excéder 5-10 minutes. Lors du seuil de test des défibrillateurs internes et durant les études de stimulation électro-physiologique, la durée de l’arrêt cardiaque excède rarement 30-60 secondes.

De ces études, nous savons que dans notre étude prospective de patients qui ont été cliniquement morts (FV ou sur l’EEG) aucune activité électrique du cortex cérébral (EEG plat) n’a pu être possible, et l’abolition de l’activité des cellules cérébrales comme la perte du corneareflex, pupilles dilatées fixes et la perte du réflexe gag est repéré cliniquement chez ces patients. Cependant, les patients ayant vécu une NDE peuvent rapporter une conscience claire, dans laquelle le fonctionnement cognitif, l’émotion, le sens de l’identité, et les souvenirs de la petite enfance ont été possibles, ainsi que la perception à partir d’une position en-dehors et au-dessus de leur corps "mort". Parce que les expériences de sortie de corps (OBE) sont quelquefois rapportées et vérifiables, comme le cas de « dentures » détaillée dans notre étude, nous savons que la NDE peut survenir durant la période d’inconscience, et non pas dans la première ou la dernière seconde de cette période.

Nous avons donc conclu que les NDE que nous avons étudiées ont été vécues durant une perte fonctionnelle transitoire de toutes les fonctions du cortex et des cellules cérébrales. Il est important de mentionner qu’il existe un rapport bien documenté concernant un patient avec un enregistrement constant de l’EEG durant l’intervention chirurgicale cérébrale pour un aneurysme cérébral gigantesque à la base du cerveau, opéré avec une température corporelle entre 10 et 15 degrés, elle a été mise sur une machine cardio-pulmonaire, avec FV, avec tout le sang drainé de sa tête, avec un EEG plat, avec des périphériques de « clicking » dans les 2 oreilles, avec les paupières fermées, et ce patient a vécu une NDE avec une expérience de sortie de corps, et tous les détails qu’elle a perçu et entendus on pu être vérifiés plus tard. (8)

Il existe aussi une théorie concernant le fait que la conscience pourrait être expérimentée indépendamment de l’état d’éveil normal. Les concepts médicaux dominants affirment que la conscience est le produit du cerveau. Ce concept cependant, n’a jamais été scientifiquement prouvé. Les recherches à propos des NDE nous poussent aux limites de nos concepts médicaux concernant l’étendue de la conscience humaine et la relation entre conscience, souvenirs et cerveau.

Depuis des décennies, des recherches importantes ont été réalisées pour localiser les souvenirs et la mémoire à l’intérieur du cerveau, sans succès. En lien avec l’hypothèse que la conscience et les souvenirs sont stockés à l’intérieur du cerveau, la question qui surgit dès lors est comment une activité immatérielle telle que la concentration ou la pensée peut correspondre à une réaction visible matérielle sous forme d’une activité électrique, magnétique ou chimique mesurable dans une zone du cerveau ? Ceci a été mise en évidence en neurophysiologie à travers l’EEG, le magneto-encephalogramme (MEG) ainsi qu’à travers l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positron (PET-scan) (9-11). En outre, un accroissement du flux sanguin cérébral est observé lors une activité immatérielle telle que la pensée (12). Il est aussi assez mal compris comment il est possible d’expliquer que dans une expérience sensorielle suivie d’une sensation physique, la personne impliquée lors du test affirmait qu’elle était avertie (consciente) de la sensation quelques millièmes de seconde après la stimulation, pendant que le cerveau du sujet montrait que l’adéquation neuronale n’était pas atteinte jusqu’à 500 msec. après la sensation. Cette expérience a conduit à l’hypothèse appelée "delay-and-antedating hypothesis" (hypothèse de retardement et d’antidatation) (13).

La plupart des cellules, et en particulier les neurones, montrent un potentiel électrique à travers les membranes des cellules, formés par la présence d’une pompe métabolique Na/K. Le transport de l’information le long des neurones se produit par la signification des potentiels d’action, différences dans le potentiel de la membrane causé par une dépôlarisation synaptique (excitatoire) et une hyperpôlarisation synaptique (inhibitoire). La somme totale des changements le long des neurones cause des champs électriques transitoires, et donc également des champs magnétiques, le long des dendrites activées synchroniquement. Ce n’est pas le nombre de neurones, la forme précise des dendrites, ni la position précise des synapses, ni la "mise à feu" de neurones individuels qui est crucial, mais les champs électriques et/ou magnétiques passagers le long des dendrites. Ceux-ci devraient être formés autant que possible dans des motifs significatifs brefs, changeant constamment dans des formes et intensités quadri-dimensionnelles (auto-organisation) et interagissant constamment entre tous les neurones. Ce processus peut être considéré comme un phénomène de cohérence biologique quantique.

L’influence de champs magnétiques et électriques externes localisés sur ces changement constants de champs électriques et/ou magnétiques durant un fonctionnement normal du cerveau doit maintenant être mentionnée.

La recherche Neurophysiologique se fait avec l’utilisation de la stimulation magnétique transcraniale (SMT), au cours duquel un champ magnétique localisé (photons) est produit. La SMT peut exciter ou inhiber différentes parties du cerveau, selon la quantité d’énergie donnée, permettant une cartographie fonctionnelle des régions corticales, et la création de lésions fonctionnelles transitoires. Cela permet d’évaluer la fonction dans des régions précises du cerveau sur une échelle d’une milliseconde, et cela permet d’étudier la contribution du réseau cortical aux fonctions cognitives spécifiques. La SMT est un outil de recherche non invasif pour étudier les aspects de la physiologie du cerveau humain ce qui inclut la fonction motrice, la vision, le langage et les désordres pathophysiologiques aussi bien que les désordres d’humeur comme la dépression et peut même être utile pour la thérapie. Dans les études, la SMT peut interférer avec les perceptions visuelles et de mouvement, cela donne une interruption du traitement cortical avec un intervalle de 80-100 millisecondes. L’inhibition intracorticale et la "facilitation" sont obtenus par "paired pulse" impulsions avec la SMT, et reflètent l’activité interneurones dans le cortex. La SMT peut aussi altérer le fonctionnement du cerveau au-delà du temps de stimulation mais ne semble pas avoir d’effet durable. (14)

Interrompre le champ électrique des réseaux neuronaux locaux dans des parties du cortex perturbe le fonctionnement normal du cerveau, à cause de la stimulation électrique localisée du lobe temporal et pariétal pendant l’intervention chirurgicale pour l’épileptie. Le neurochirurgien et prix Nobel W. Penfield affirme que cela peut quelquefois induire des flashes de souvenirs du passé (jamais de revue complète de la vie), expériences de lumières, son ou musique, et rarement une sorte d’expérience de sortie de corps. Ces expériences ne produisent aucune transformation. (15-16). Après de nombreuses années de recherche, il en est finalement arrivé à la conclusion que ce n’est pas possible de localiser les souvenirs (et la mémoire) dans le cerveau. Olaf Blanke a aussi récemment décrit dans la revue Nature une sortie de corps induite par l’inhibition de l’activité corticale causée par une stimulation électrique externe plus intense du gyrus angulaire chez un patient atteint d’une épilepsie. (17)

L’effet d’une stimulation externe magnétique ou électrique dépend de la quantité d’énergie donnée. Il peut ne pas y avoir d’effet clinique ou quelquefois la stimulation est vue quand seulement une petite quantité d’énergie est donnée, par exemple durant la stimulation du cortex moteur. Mais pendant la "stimulation" à une plus haute énergie, une inhibition de fonctions corticales locales se produit par l’extinction des champs électriques et magnétiques résultant en l’inhibition de réseaux neuronaux locaux (communication personnelle de Blanke). Chez le patient décrit par Blanke dans Nature la stimulation donnée à plus haute énergie électrique résulte en l’inhibition des réseaux neuronaux locaux dans le gyrus angularis.

Et quand par exemple le cortex occipital visuel est stimulé par SMT, cela ne résulte pas en une meilleure vue mais cela cause un aveuglement temporaire par l’inhibition de cette partie du cortex. Nous devons conclure que la stimulation artificielle localisée avec de vrais photons (énergie électrique ou magnétique) perturbe et inhibe les champs électriques et magnétiques constamment changeants de notre réseau neuronal, et donc influence et inhibe le fonctionnement normal de notre cerveau.

Pour essayer de comprendre ce concept d’interaction mutuelle entre la conscience "invisible et non mesurable" avec ses énormes quantités d’information, et notre corps matériel visible, il semble sage de le comparer avec la communication mondiale moderne.

Il y a un échange continue d’information par le moyen de champs électromagnétiques (vrai photons) pour la radio, la télévision, le téléphone mobile, l’ordinateur portable. Nous ne somme pas conscients de la quantité innombrable de champs électromagnétiques qui constamment, jour et nuit, existent autour de nous, et, à travers nous, aussi bien qu’à travers des structures telles que les murs et les bâtiments. Nous devenons conscients de ces champs électromagnétiques d’information au moment où nous utilisons notre téléphone portable ou en allumant notre radio, notre télévision ou notre ordinateur portable. Ce que nous recevons n’est pas à l’intérieur de l’instrument, ni dans les composants, mais grâce au récepteur à partir duquel les champs électromagnétiques deviennent observables à nos sens et par conséquent que la perception devient possible à notre conscience. La voix que nous entendons dans notre téléphone n’est pas à l’intérieur du téléphone. Le concert que nous entendons à la radio est transmit à notre radio. Les images et la musique que nous voyons et entendons à la télé sont transmis à notre poste de télévision. Internet ne se trouve pas dans notre ordinateur portable. Nous pouvons recevoir quasiment simultanément ce qui est transmis à la vitesse de la lumière sur une distance d’une centaine de milliers de miles. Et si nous éteignons le poste de télévision, la réception disparaît, mais la transmission continue. L’information transmise reste présente dans les champs électromagnétiques. La connexion a été interrompue mais n’a pas disparue et peut encore être reçue partout en utilisant un autre poste de télévision. Nous ne réalisons pas les milliers d’appels téléphoniques, les centaines de transmissions télé et radio, et Internet, codées en champs électromagnétiques et qui existent autour de nous et à travers nous.

Notre cerveau pourrai-il être comparé à un poste de télévision qui recevrait et transformerait les ondes électromagnétiques en images et en sons, de la même façon que notre caméscope transforme l’image et le son en ondes électromagnétiques ? Cette radiation électromagnétique est l’essence de toute l’information, mais n’est seulement concevable à nos sens que par l’intermédiaire de nos appareils comme le poste de télévision.

Les champs d’information de notre conscience et de notre mémoire, tous deux évalués par nos expériences et par l’entrée par nos organes des sens durant notre vie, sont présents autour de nous comme des champs électriques et/ou magnétiques [photons virtuels ? (18)] et ces champs ne deviennent disponibles à notre conscience d’éveil qu’à travers notre cerveau et les autres cellules de notre corps.

Nous avons donc besoin du fonctionnement cérébrale pour recevoir notre conscience lors de notre état vigile. Et, dès que le fonctionnement du cerveau a été perdu, comme c’est le cas lors de mort clinique ou une mort du cerveau, avec un EEG plat, la mémoire (les souvenirs) et la conscience existent encore mais la capacité de réception est perdue. Des personnes peuvent faire l’expérience de leur conscience en dehors de leur corps, avec la possibilité d’une perception en-dehors et au-dessus de leur corps, avec une identité, et avec une plus haute conscience, une attention, un processus de pensé bien structuré, des souvenirs et des émotions. Ils peuvent également faire l’expérience de leur conscience dans une dimension passé, présente et futur qui existent au même moment, sans temps et espace, et peut être expérimenter dès que leur attention y a été dirigée (défilement de leur vie, et vision de l’avenir) ; ils peuvent même quelquefois entrer en contact avec les "champs de consciences" de leurs proches décédés. Plus tard, ils peuvent avoir l’expérience du retour dans leur corps.

Michael Shermer affirme qu’ en réalité, toute expérience est produite par notre cerveau, et que les phénomènes paranormaux tels que les expériences de sortie de corps ne sont rien de plus que des évènement neuronaux. L’étude de patients ayant vécu des NDE nous a cependant montré clairement que la conscience avec les souvenirs, la cognition, l’émotion, la conscience de soi et la perception extérieure et au-dessus du corps sans vie est vécue durant une période de non fonctionnement du cerveau (anoxie pan-cérébrale transitoire). La perte fonctionnelle focale par l’inhibition de régions corticales locales se produit par "stimulation" de ces régions avec de l’électricité (photons) ou avec des champs magnétiques (photons), résultant quelquefois dans des états de sortie de corps.

Pour citer Michael Shermer : c’est le travail de la science de résoudre des puzzles avec des explications naturelles plutôt que surnaturelles. Mais on doit être conscient des progrès de la science, et étudier la littérature récente, pour savoir ce qui ce passe dans la science actuelle. Selon moi, la science, c’est se poser des questions avec un esprit ouvert, et ne pas être effrayé de reconsidérer des concepts largement acceptés mais non prouvés comme le concept que la conscience et les souvenirs sont un produit du cerveau. Mais nous devons aussi réaliser que nous avons besoin d’un cerveau qui fonctionne pour recevoir notre conscience dans notre conscience d’éveil. Il y a encore beaucoup de mystères à résoudre, mais on n’a pas à parler de paranormal, surnaturel ou pseudo-science pour rechercher des réponses scientifiques sur la relation intrigante entre la conscience, les souvenirs et le cerveau.

* Michael Shermer, ’Demon-Haunted Brain’ Scientific American, page 25, Mars 2003.

Références

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- 2 Gopalan KT, Lee J, Ikeda S, Burch CM. Cerebral blood flow velocity during repeatedly induced ventricular fibrillation. J. Clin. Anesth. 1999 Jun ; 11 (4) : 290-5.
- 3 De Vries JW, Bakker PFA, Visser GH, Diephuis JC, Van Huffelen AC Changes in cerebral oxygen uptake and cerebral electrical activity during defibrillation threshold testing. Anesth. Analg. 1998 ; 87 : 16-20
- 4 Clute H, Levy WJ. Elecroencephalographic changes during brief cardiac arrest in humans. Anesthesiology 1990 ; 73 : 821-825
- 5 Losasso TJ, Muzzi DA, Meyer FB, Sharbrough FW. Electroencephalographic monitoring of cerebral function during asystole and successful cardiopulmonary resuscitation. Anesth. Analg. 1992 ; 75 : 1021-4.
- 6 Parnia S, Fenwick P. Near death experiences in cardiac arrest : visions of a dying brain or visions of a new science of consciousness. Review article. Resuscitation 2002 ; 52 : 5-11
- 7 Smith DS, Levy W, Maris M, Chance B Reperfusion hyperoxia in brain after circulatory arrest in humans . Anesthesiology 1990 ; 73 : 12-19
- 8 Sabom M.B. Light and Death : One Doctors Fascinating Account of Near-Death Experiences. \u201cThe Case of Pam Reynolds\u201d in chapter 3 : Death : the Final Frontier, (37-52). Zondervan Publishing House, Grand Rapids, Michigan, USA. 1998.
- 9 Desmedt J.E., Robertson D. Differential enhancement of early and late components of the cerebral somatosensory evoked potentials during forced-paced cognitive tasks in man. Journal of Physiology 1977 ; 271 : 761-782.
- 10 Roland P.E., Friberg L. Localization in cortical areas activated by thinking. Journal of Neurophysiology 1985 ; 53 : 1219-1243.
- 11 Eccles J.C. The effect of silent thinking on the cerebral cortex. Truth Journal, International Interdisciplinary Journal of Christian Thought. 1988 ; Vol 2.
- 12 Roland P.E. Somatotopical tuning of postcentral gyrus during focal attention in man. A regional cerebral blood flow study. Journal of Neurophysiology 1981 ; 46 : 744-754.
- 13 Libet B. Subjective antedating of a sensory experience and mind-brain theories : Reply to Honderich (1984). Journal of Theoretical Biology 1985 ; 144 : 563-570.
- 14 Hallett M. Transcranial magnetic stimulation and the human brain. Nature 2000 ; 406 : 147-150.
- 15 Penfield W. The Excitable Cortex in Conscious Man. Liverpool : Liverpool University Press, 1958.
- 16 Penfield W. The Mystery of the Mind. Princeton University Press, Princeton. 1975
- 17 Blanke O., Ortigue S., Landis Th., Seeck M. Stimulating illusory own-body perceptions. The part of the brain that can induce out-of-body experiences has been located. Nature 2002, 419 : 269-270.
- 18 Romijn, H. Are virtual photons the elementary carriers of consciousness ? Journal of Consciousness Studies, 2002 ; 9 : 61-81.

R.C


Merci Marius, je vais me faire une petite recherche la dessus Wink

nablator


Administration
Administration
Beaucoup trouvent des raisons subjectives de se convaincre de choses pas très originales, rien de plus classique et ancien que la dualité, la survivance de l'âme, la transcendance... mais rien ne convaincra les sceptiques à part des expériences reproductibles avec des standards scientifiques rigoureux. Tant de livres ont été écrits par des gens qui prétendent pratiquer le voyage astral, les sorties hors du corps ou la vision à distance... tant d'expériences de parapsychologie soi-disant probantes... mais controversées...

Je n'ai pas étudié ces choses là en détail, c'est Venom le parapsychologue ici. Wink

http://nabbed.unblog.fr/

PhD Smith


Modération
Modération
Pour le "record", un article sur les EMI dans le "Science et inexpliquée" -"Scienza y inexplicada" de Janvier 2011 avec une entrevue avec l'anesthésiste J-J Charbonier.

Venom


Membre d'honneur
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PhD Smith a écrit:Pour le "record", un article sur les EMI dans le "Science et inexpliquée" -"Scienza y inexplicada" de Janvier 2011 avec une entrevue avec l'anesthésiste J-J Charbonier.

Si mes souvenirs sont bons, Jean-Marc Donnadieu avait évoqué quelque peu J-J Charbonier dans l'épisode du balado: Épisode #35: L’expérience de mort imminente de Jean Morzelle.

http://scepticismescientifique.blogspot.com/

Invité


Invité
étudier les EMI ça doit être assez difficile, reproduire une mort artificielle c'est "l'expérience interdite" (voir le film) ...

Je pense qu'il doit y avoir énormément de récit différents en ce qui concerne ces "sorties du corps", certains sont en "enfer", d'autres vivent des choses fabuleuses, d'autres pensent avoir observé l'environnement où se trouve leur corps etc .... mais on peut choisir de ne porter attention qu'à ce qui est congruent avec notre envie de croire en une conscience survivant à la mort ...

Venom


Membre d'honneur
Membre d'honneur
nablator a écrit:Je n'ai pas étudié ces choses là en détail, c'est Venom le parapsychologue ici. Wink

Oui, enfin bon, le sujet est tellement vaste...

De plus, il faut quand même se rendre compte qu'il y a pas mal de publications en parapsychologie sur le phénomène ovni. Encore récemment, je lisais le second numéro de la newsletter "Paranthropology", et dedans il y a un article d'un chercheur qui suggère que l'explication pour les vagues d'ovnis se trouve du côté des poltergeists: les vagues d'ovnis seraient à grande échelle ce que les poltergeists seraient à petite échelle.

Bref, si on s'intéresse (très) sérieusement au phénomène ovni, il est difficile de faire l'économie de la lecture de la littérature parapsychologique...

http://scepticismescientifique.blogspot.com/

Ted


House a écrit:Je pense qu'il doit y avoir énormément de récit différents en ce qui concerne ces "sorties du corps", certains sont en "enfer", d'autres vivent des choses fabuleuses, d'autres pensent avoir observé l'environnement où se trouve leur corps etc .... mais on peut choisir de ne porter attention qu'à ce qui est congruent avec notre envie de croire en une conscience survivant à la mort ...
On retrouve généralement les grandes lignes des NDE d'un expérienceur à l'autre, avec toutefois, il est vrai, des variations qui peuvent parfois renverser le sens de l'expérience. Ainsi, bien qu'on en parle moins souvent, il existe des NDE négatives aussi appelées NDE infernales. Selon deux estimations réalisées par Kenneth Ring et Peter Fenwick en 1999, 4% à 5% des expérienceurs rapporteraient des NDE négatives, contre une écrasante majorité de NDE positives. Doit-on pour autant les ignorer?

D'après l'ouvrage de Evelyn Elsaesser-Valarino : " D'une vie à l'autre : des scientifiques explorent le phénomène des expériences de mort imminente" (Paris : Ed. Dervy, 1999):

L'expérience s'est terminée trop tôt

L'hypothèse a été avancée qu'une NDE négative est une expérience qui s'est terminée trop vite, de manière inopportune. Lindley, Bryan et Conley (1981) affirment "La plupart des NDE négatives commencent par un instant de frayeur ou de panique ou bien par la vision de créatures irritées ou effrayantes. Pourtant, à un certain moment, elles se transforment en expériences positives dans lesquelles toute négativité se dissipe et la première étape de la mort (paix) est ainsi atteinte".

La NDE inversée

Ring (1994) appelle NDE inversée une NDE qui comprend exactement les mêmes composantes qu'une NDE positive mais qui est ressentie comme négative par l'expérienceur qui résiste frénétiquement au processus de l'agonie quand elle devrait au contraire s'y abandonner. C'est précisément cette résistance qui crée la frayeur croissante qui vient s'infiltrer dans toute l'expérience".

Ainsi, on peut dire que la NDE inversée est provoquée par la peur, voire la terreur, générées par la perspective de la mort de l'ego. Les personnes qui sont incapables de lâcher prise ou qui entrent dans l'expérience de mort imminente handicapées par une violente appréhension, quelle qu'en soit la cause, peuvent vivre des NDE négatives, qui finiront cependant par rejoindre un déroulement classique de NDE positive.

Que faut-il entendre par "la mort de l'ego" ?

Ring suggère que les NDE négatives seraient induites par le refus de l'expérienceur de reconnaître que sa personnalité, qu'il confond avec son identité, n'est ni réelle, ni durable.

Ring (1991) l'exprime ainsi: "...et nous amenons cet ego avec nous dans les premières phases de la NDE, quand nous nous accrochons encore à notre conviction d'être des individus séparés, autonomes. Peu importe que l'ego soit en fin de compte une illusion, qu'il crée cette idée erronée de séparation, c'est quand même la lentille à travers laquelle nous sommes habitués à voir le monde et nous ne connaissons rien d'autre. L'ego est aussi un système défensif et de ce fait très attaché à perpétuer sa propre survie. Il ne veut pas mourir, à aucun prix, et quand il se sent menacé - à moins d'être submergé totalement et immédiatement - il mettra n'importe quel barrage en place pour éviter l'anéantissement. C'est la Lumière qui est son ultime ennemie, parce qu'au fur et à mesure que l'ego y pénètre, il devient transparent. Son manège arrive à terme quand la véritable Lumière de notre être - notre essence primordiale et éternelle - se met à rayonner. Le dernier refuge de l'ego, avant de se rendre, est constitué d'un mur de peur qu'il bâtit pour repousser la Lumière". (...) Ring et Grey (1985) estiment que les NDE infernales, décrivant des scènes d'enfer, ne sont que des versions plus intenses de NDE inversées. (...)

L'hypothèse du refoulement

Une NDE négative est difficile à raconter, car elle peut faire penser à l'individu qui l'a vécue qu'il l'a méritée et que, étant mauvais, il ne pouvait vivre qu'une expérience négative, à l'image de sa personnalité. Ainsi les NDE négatives pourraient éventuellement être refoulées, oubliées plus facilement et plus souvent que des expériences positives. Pour RING, il n'y a pas que les NDE négatives qui peuvent être refoulées. Il se peut que les NDE positives soient également oubliées, peut-être parce qu'elles ne s'ajustent pas au schéma de pensée des personnes qui les ont vécues".

Est-ce qu'une NDE négative est une NDE méritée ?

Quelle horrible hypothèse ! L'histoire de notre vie déterminerait donc les conditions de notre passage vers l'"autre monde", avec les vieilles notions de faute, de péché, de règlement de compte et de vengeance réactivées ? L'image de soi pourrait jouer un rôle déterminant. Je peux concevoir qu'une personne très angoissée, perturbée, en déséquilibre intérieur et emprisonnée dans la culpabilité pourrait avoir des difficultés à se laisser aller dans l'expérience de mort imminente, à lâcher prise et à s'ouvrir à l'émerveillement de la NDE. Peut-être s'y refuserait-elle en estimant de manière inconsciente qu'elle ne l'a pas mérité, qu'elle n'est pas digne qu'une expérience positive et même éblouissante de beauté et d'amour puisse lui arriver, écrasée qu'elle serait par le poids de son manque d'amour d'elle-même.
Malgré ces "collatéraux", et l'aspect unique de chaque expérience, on retrouve en étudiant les témoignages un schéma global que l'on peut décomposer en un certain nombre d'étapes caractéristiques, résumées ainsi par l'association Iands France:

  • Le début de l'expérience est en général caractérisé par une sensation de bien-être et de détachement, malgré l'impression ou la certitude d'être mort.

  • Les témoignages s'accordent sur la lucidité qui accompagne cette expérience, que tous décrivent comme aussi réelle (sinon plus) que la vie de tous les jours. Elle est en particulier bien différenciée d'un rêve, et, pour ceux qui en ont eu l'expérience, d'une hallucination.

  • On retrouve ensuite ce qu'on appelle une expérience de décorporation, dans laquelle la personne "voit" ou plutôt perçoit la scène (de sa réanimation, par exemple) depuis un point de vue extérieur à son corps, en général élevé. C'est en général à ce point de l'expérience que le témoin peut mémoriser des détails précis dont certains ont pu être vérifiés : personnes présentes, détails d'habillement et dialogues, gestes de l'équipe de réanimation, appareils utilisés pour celle-ci, etc.

  • Puis elle est plus ou moins "aspirée" dans un tunnel sombre, au bout duquel se trouve une lumière intense mais non aveuglante, que beaucoup décrivent comme étant de l'Amour à l'état pur. A ce stade de l'expérience, voulant s'approcher de cette lumière, les témoins disent souvent avoir eu une notion de limite à ne pas franchir, faute de quoi le retour ne sera plus possible. Beaucoup décrivent une impression de retourner chez soi, de "retour au port".

  • Ils décrivent fréquemment la rencontre de "chers disparus" ou d'un être rayonnant de bonté, de sagesse et d'amour, qui parfois les accompagne dans une revue ou un bilan de leur vie, sans porter de "jugement" sur celle -ci, plutôt en orientant leur attention sur tel ou tel point important. Certains disent avoir perçu l'ensemble de leur vie d'un seul coup d'oeil, d'autres ont revécu certains moments clés, percevant simultanément les émotions éprouvées par tous les participants à la scène, ainsi que les tenants et les aboutissants de leurs actes.

  • Puis le témoin comprend (ou on lui fait comprendre) qu'il faut retourner d'où il vient, avec, souvent associée, la notion d'une tâche à terminer.

  • Commence alors la phase la plus longue associée à l'expérience : il faut en général des mois, voire des années pour intégrer cette expérience le plus souvent bouleversante. La plupart des expérienceurs voient leur système de valeurs totalement remis en question, certains rompent avec leurs anciennes relations et parfois avec leur famille. Les comportements matérialistes, la recherche de réussite sociale et financière se transforment en un besoin d'aider les autres ; les personnes attachées à une église se détachent des croyances et des dogmes de cette dernière, à la recherche d'une spiritualité transcendant les particularismes des religions.

Le Dr. Bruce Greyson est psychiatre à l'université de Virginie. Il a définit les EMI à partir de leurs Composantes:

  • Cognitive et perceptive: distorsion du temps, accélération de la pensée, revue de vie, compréhension instantanée

  • Affective: sensations de paix, de joie, d'unité cosmique, détachement émotionnel, attirance par une lumière irradiant l'amour

  • Psi ou paranormale: acuité de la vision, de l'audition, perceptions extra-sensorielles, vision du futur, expérience hors du corps

  • Transcendante: rencontre d'une présence d'ordre mystique, univers non terrestre, rencontre d'"esprits", sensation d'un "point de non-retour"

Quelques caractéristiques pour le moins difficiles à expliquer, le fait qu'elles se retrouvent dans la majorité des NDE alors que le témoin est inconscient pose un certain nombre de questions:

  • Perception d’un environnement (au sens large du terme) manifestement sans le secours des organes des sens (nombre de témoignages ont pu être corroborés dans lesquels le témoin ne pouvait pas physiquement avoir perçu ce qu’il rapporte).

  • Dans le même ordre d’idée, apport inexplicable d’information (dont l’exemple le plus connu est l’histoire de la chaussure dans la gouttière de l’hôpital), mais il y en a d’autres, tels ces témoins (étudiés en particulier par le cardiologue Michael Sabom en 1983), qui ont «assisté » à leur propre réanimation et pouvaient décrire les gestes de l’équipe de réa, et en particulier le fonctionnement détaillé d’un défibrillateur..).

  • Communication (toujours au sens large) uni- ou bilatérale, sans le secours des organes normalement dédiés à cet usage.

  • Particularités perceptives, que l’on rencontre couramment : Perception « globale », non visuelle, identification à l’objet ou à l’environnement «observé», perception sur 360°, perception simultanée de la scène depuis plusieurs points de vue, «éclairage » ne respectant pas les lois de l’optique, communication non verbale, perception de sons sans le secours de l’appareil auditif, perception (vérifiée !) des pensées de participants à la scène, etc..

  • Perturbation des notions d’espace et de temps, qui semblent soit inadéquates, soit totalement différentes, en tout état de cause difficiles à décrire.

  • Accès, rapporté par de nombreux témoins, à une sorte de savoir universel, à un réservoir illimité de connaissances.

  • Revue de vie, vécue de façons diverses : séquentielle, re-vécu des évènements importants ou charnières, revue de la totalité de la vie en quelques instants, ou en dehors de toute notion de temps ou de durée, etc. Cette revue de vie semble différente d’un souvenir remémoré, dans la mesure où elle est souvent vue de l’extérieur, « en perspective ». De nombreux éléments ne faisant pas partie d’une remémoration normale y sont associés, tels les émotions du témoin mais aussi celles des autres protagonistes, la perception et la compréhension des tenants et aboutissants de chaque acte ou décision, ainsi que la perception de leur impact sur l’entourage. Tout se passe comme si les témoins percevaient leur vie non pas de leur point de vue personnel, mais d’un point de vue englobant aussi le contexte et l’entourage immédiat.

  • Accès, durant l’expérience ou après celle ci, à des évènements futurs d’ordre personnel vérifiés par la suite (à bien différencier des «visions prophétiques» touchant l’avenir de l’humanité, qui ne semblent pas du même ordre).

  • Synchronicités fréquentes dans les suites de l’expérience.

Venom a écrit:Bref, si on s'intéresse (très) sérieusement au phénomène ovni, il est difficile de faire l'économie de la lecture de la littérature parapsychologique...
En effet, l'inverse est valable également (c'est pourquoi l'IMI et d'autres instituts parapsychologiques s’intéressent à l'ufologie).

Invité


Invité
Ted a écrit:
On retrouve généralement les grandes lignes des NDE d'un expérienceur à l'autre

Une étude là dessus ? avec les % et tout et tout ... ? merci

Ted


House a écrit:Une étude là dessus ? avec les % et tout et tout ... ? merci
Il y a quelques sondages et études mais qui ne s'attachent pas spécifiquement à cette question. L'association Iands France explique que:

Selon un sondage Gallup de 1982, huit millions d'Américains auraient vécu une NDE. L'étude de milliers de NDE a fait ressortir la présence de composantes bien identifiables qui forment un schéma type de l'expérience. Il n'y a pas deux NDE semblables, et tout le monde ne vit pas toutes les étapes connues, mais une NDE est facilement reconnaissable à certains traits particuliers comme la sensation de sortir de son corps, l'impression de pénétrer dans une réalité transcendante, la perception d'une lumière-présence irradiante d'amour, etc.

Il existe des NDE à vécu négatif, effrayant ou désespérant, mais relativement aux NDE dites positives, encore peu de cas ont été recensés à l'heure actuelle. On ne sait s'il s'agit d'une réelle rareté ou d'un effet de norme de la NDE positive.

Les effets à long terme de l'expérience font également partie de sa typologie. On constate significativement une élimination de la peur de la mort, une transformation de l'échelle des valeurs : les préoccupations de compétition sociale, de réussite matérielle et professionnelle passent au second plan, tandis que les valeurs d'amour et d'assistance à autrui deviennent prioritaires. Un sens de la vie se dégage, un but se définit qui éclaire la vie après une NDE. Cet effet semble notamment thérapeutique pour les suicidants. Indépendamment d'une pratique religieuse, dans la plupart des cas, la personne devient intimement persuadée de l'existence d'une réalité spirituelle.

Une NDE se produit chez des individus normaux et sains, qui la plupart du temps ignoraient tout de l'expérience avant qu'elle ne survienne. Des personnalités du monde scientifique, médical, politique et artistique ont d'ailleurs vécu des NDE, mais hésitent à en parler publiquement. On la retrouve chez l'enfant comme chez le vieillard, chez l'homme comme chez la femme, indépendamment de leur passé culturel et religieux. La recherche se tourne actuellement vers des facteurs prédisposants d'origine plus profonde.

On ignore ce qui déclenche une NDE ou le fait qu'on s'en souvienne, car si, selon certaines statistiques, seulement 35% de ceux qui ont frôlé la mort en rapportent une, il se peut que tout le monde la vive et que 65% la censurent. Aucune recherche scientifique n'a abouti sur ce point, ni sur ce qui déclenche l'expérience, ni sur sa nature, bien que certaines convergences se fassent jour : elle constitue bel et bien une réalité de vie et un objet de recherche scientifique, en tant que structure universelle colorée par des influences culturelles.

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