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La Physique de la conscience

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1 La Physique de la conscience le 05.11.15 13:31

Ted


Bonjour à tous,

J'ai vu qu'il y avait une discussion sur le livre OVNI et Conscience, l'un des auteurs, Philippe Guillemant, a publié dernièrement un autre livre axé sur la physique de la conscience.



J'aimerais approfondir avec vous ses réflexions, je pense que ce n'est pas inutile pour mieux appréhender le contenu de l'autre livre. Pour cela commençons par un extrait de ses développements sur son blog, sujet à la physique de la conscience:

Philippe Guillemant a écrit:La grande illusion de la science matérialiste



Non, ça ne bouge pas. Si, ça bouge. Non, ça ne bouge pas, puisque c'est un jpeg.

Dans mon livre << La physique de la conscience >> je me montre très affirmatif en dénonçant dès l'introduction (page 13) :

<<... la grande illusion de la science, à savoir son erreur fatale de ne pas percevoir que tous les phénomènes macroscopiques dépendent intimement de tout ce qui se passe dans l’infiniment petit, de ne pas comprendre que tout l’espace-temps*, et tout ce qui nous arrive quotidiennement, est obligatoirement sous contrôle quantique... de la conscience ! >>

Je résume les arguments de cette affirmation sur cette page, tout en ajoutant des précisions en complément à ceux du livre.

Cette grande illusion a pour origine un amalgame entre le légitime postulat du déterminisme, sans lequel aucune démarche scientifique n'est possible, et la croyance solidement implantée selon laquelle ce déterminisme devrait être fondé sur une mécanique qui opère dans le temps ordinaire; comme s'il existait un "front du présent" avant lequel tout est créé et après lequel rien n'est encore créé, la mécanique devant jouer le rôle créateur: voici l'erreur qui bloque la remise en question de notre conception du temps pourtant imposée par Einstein depuis un siècle.

Cette croyance étant entretenue malgré les progrès de la physique qui la contredisent, elle plonge dans un réductionisme depuis plusieurs siècles toutes les sciences, au premier rang desquelles la physique, dont il n'est pas étonnant qu'elle se déclare aujourd'hui en crise via d'illustres physiciens: certains spécialistes qui se sont penchés à son chevet ont diagnostiqué une schizophrénie bipolaire. A cause de cette maladie, l'humanité reste plongée dans un matérialisme aveugle et dégénératif.

Dans "La physique de la conscience", j'ai laissé de coté sans trop le développer un argument que je considère comme puissant à l'encontre d'une telle croyance, pour ne pas trop casser la tête du lecteur. L'intérêt du raisonnement que je propose sur cette page est que malgré son coté "prise de tête", il ne repose que sur des bases parfaitement admises et évite en particulier le recours à un changement de notre conception du temps.

Cet argument se décline en deux parties (A) et (B):

(A) On peut déduire de la physique que l'information associée à la position et la vitesse d'un objet est toujours une quantité finie et limitée.

(B) On peut démontrer que dans ce cas, un contrôle quantique de l'espace-temps est inévitable et qu'il doit se faire hors du temps.


La raison pour laquelle les conclusions (A) et (B) sont ignorées, négligées ou retardées par les physiciens est leur incompatibilité avec les équations de la physique que ces conclusions font apparaître comme approximations du réel, du fait que l'espace perd sa continuité (les équations ont besoin de cette continuité). La grande illusion de la science est donc, selon mon diagnostic, due au fait que la physique des équations impose une continuité contradictoire et avec elle, l'existence réelle mais contradictoire d'un espace à trois dimensions dans lequel tout objet, aussi petit soit-il, peut être repéré par six coordonnées (positions et vitesses) dotées chacune d'une quantité d'informations infinie, c'est à dire d'une précision infinie.

Retenez donc bien ceci: l'erreur de la mécanique, pourtant reine des sciences, est fondée sur les infinis qu'elle introduit implicitement via ses équations dans tout objet, aussi minuscule soit-il.

(...) Il existe pourtant en physique 4 raisons objectives de mettre en évidence (A) pour constater une telle erreur:

(1) L'information est une grandeur physique qui satisfait au principe de Landauer qui implique que manipuler des bits d’informations demande de l’énergie, l'énergie correspondant à 1 bits étant égale à k ln(2) (un nombre tout petit). Il est donc impossible que l'information soit infinie, sans quoi l'énergie serait infinie. Ceci a été vérifié expérimentalement pour la première fois en 2012 (en France, ENS Lyon) et continue de l'être aujourd'hui par d'autres équipes, par exemple aux USA.

(2) La théorie des cordes impose qu'aucune longueur inférieure à la longueur de Planck (1,616 10-35 mètres) n'ait de sens physique, ce qui veut dire que l'information relative à la position de tout objet est obligatoirement limitée.

(3) La théorie de la gravité quantique à boucle impose la même restriction et limite plus généralement la quantité d'information associée à tout objet physique quelque soit la grandeur physique à laquelle elle correspond (discrétisation de la masse, énergie, temps,...). Cette théorie est à mon sens dans la bonne voie mais elle reste logiquement handicapée par la difficulté qu'il y a à vouloir absolument la boucler à l'aide d'équations pour finir le travail: à mon sens, il faut recourir à une cybernétique de l'espace-temps pour y arriver.

(4) Le principe d'incertitude d'Heisenberg limite la quantité d'informations relative à la phase (positions et vitesses) de tous les objets physiques, d'où il résulte que le produit de l'incertitude sur la position et sur l'impulsion d'une particule possède une valeur minimale (voir ici ma publication à ce sujet).

En plus de ces 4 raisons objectives, il existe une raison fondamentale et intuitive qui permet de comprendre cette limitation, c'est à dire l'erreur du présupposé d'infinité de l'information relative à tout élément de notre réalité.

Cette raison se fonde sur l'idée aujourd'hui plutôt bien acceptée que notre réalité telle qu'on la perçoit n'existerait pas: ni l'espace, ni le temps, ni la matière. La description que nous fait la physique de ces ressentis pourtant évidents pour nos sens ne correspond plus du tout, en effet, à ces sensations. Espace, temps et matière ne sont donc plus que des perceptions qui nous masquent la vraie réalité physique , celle qui devrait faire l'objet d'une vraie science dure et qu'il ne faut donc plus confondre avec notre réalité apparente. La vraie réalité pourrait être infinie, mais il ne faut pas s'étonner que la réalité apparente que nous percevons soit finie dans la mesure où il ne s'agirait que d'une partie finie de la vraie réalité, rendue accessible à notre conscience après avoir été déformée par notre cerveau: elle est donc forcément différente du réel que la science cherche à décrire. Si nous les confondions, nous ferions la même erreur qu'un spectateur qui prendrait un film pour la réalité, de par sa sensation d'y être immergé. Or le film qu'il regarde a tout juste la bonne résolution spatiale en termes de pixels pour provoquer cette illusion. On fera alors mieux la différence entre science molle et science dure en ce qu'il est préférable pour pratiquer cette dernière d'explorer la vraie nature derrière les apparences plutôt que de regarder des films dont on ne sait même pas comment ils sont réalisés. Car la physique rend bel et bien subjective et donc "cinématographique" la nature que l'on perçoit autour de nous.

Il en résulte qu'en persistant à raisonner avec les notions de temps, d'espace et de matière, l'idée que nous nous faisons du réel sombre obligatoirement dans la spéculation: les théoriciens des cordes spéculent beaucoup en faisant appel à des univers parallèles peu crédibles qui conservent les notions d'espace et de temps; les théoriciens des boucles spéculent un peu moins en s'écartant de ces notions, mais ils font tout de même appel à des pullulements de quantas probabilistes que l'on peine à se représenter et dont l'aspect probabiliste introduit un hasard éminemment douteux. Voilà donc la crise de la physique: son interprétation dans un cadre matérialiste (négation de (B)) mène à des spéculations foncièrement douteuses.

Toutes ces spéculations peuvent ainsi être considérées comme issues de l'ignorance de (A) puis de (B), par acharnement thérapeutique à rechercher des équations pour "boucler la physique" alors que (B) impose un contrôle quantique hors du temps, dont j'explique dans mon livre qu'il doit conduire à privilégier la voie cybernétique et remettre les équations à leur place: de simples outils, et non des Dieux.

Je vais maintenant considérer (A) comme acquis pour démontrer (B).

Dans la seule réalité objective qui nous soit accessible, nous avons par chance une loi qui fonde la science: la causalité. Elle n'est pas remise en question et l'on oubliera ici la question de savoir si elle est renversable ou non: oublions donc la rétrocausalité, au moins provisoirement. Chassons les démons de la physique et les anges quantiques. Chassons toute spéculation. Soyons plus rationnels et réalistes que nos amis physiciens théoriciens trop penchés sur le rève, faute de savoir mettre les mains dans le cambouis: ma spécialité.

Ceci étant admis, nous allons voir qu'avec cette limite apportée à l'information nous allons devant un problème. Pour le mettre en évidence, revenons à l'essentiel: tout dans la nature est mouvement de matière. Simplifions ces mouvements et cette matière à l'extrème en prenant le modèle du billard, et prenons deux boules qui s'entrechoquent. On aurait pu tout aussi bien prendre des atomes, des molécules, des personnes, des planètes, etc. Les conclusions que je vais établir ici sont valables quelque soit la loi qui régit les interactions (electromagnétisme, gravitation, inertie, ...), à partir du moment où celles-ci sont dispersives: une dispersion a lieu lorsqu'un choc ou une rencontre à distance entre deux objets quels qu'ils soient a pour effet de modifier leurs trajectoires ultérieures. Même la marche sur un sol rocailleux ou dans une foule est une interaction dispersive.

La question est: qu'en est-il de l'information relative à ces objets, avant et après leur rencontre ? Vous allez voir que le problème posé est tout bête, mais qu'il est par contre très difficile à résoudre, d'où le fait qu'il soit ignoré.



Méditez bien la figure ci-dessus, qui illustre très bien le problème: l'information relative à la boule de gauche (en bleu ou vert, c'est la même) est entachée d'une incertitude (distance entre bleue et verte) qui provient du fait que cette information est finie. Le problème est qu'après le choc, cette incertitude augmente d'une manière croissante qui peut devenir considérable, même s'il n'y a pas d'autres chocs (qu'il y en ait ou pas, c'est inévitable). Autrement dit, en généralisant on peut en déduire que toutes les interactions dispersives entre objets de la nature s'accompagnent obligatoirement d'une perte d'information qui ne fait que s'amplifier avec le temps, tant qu'il y a du mouvement (perte d'information = augmentation de l'incertitude).

Mieux encore: on remarquera que plus les boules sont de petite taille et plus l'angle entre les deux axes qui relient le centre de la boule orange et le point du choc est grand. Il s'ensuit que la dispersion est d'autant plus élevée que les interactions ont lieu entre objets de petite taille: il ne faut d'après moi pas chercher plus loin la raison de l'indéterminisme à l'échelle quantique. La seule différence entre la mécanique classique et la mécanique quantique est que cette dernière est obligée de gérer des trajectoires multiples superposées (la particule est partout à la fois dans une zone d'incertitude) à cause de la perte d'information immensément plus rapide à l'échelle quantique. Voyons maintenant plus précisément celà.

Pour estimer cette perte d'information, j'ai réalisé des simulations numériques assez poussées d'un billard dans lequel j'ai fait varier le nombre de boules, le diamètre des boules et l'incertitude sur les conditions initiales, tout en faisant attention d'arréter mes calculs au moment où la perte d'information les rendait faux, ou disons aléatoires pour cause d'indéterminisme, chose que les physiciens ou les mathématiciens ne font jamais à ma connaissance; soit parce qu'ils ignorent le problème (cas très général), soit parce qu'ils ne savent pas comment prendre cette précaution. C'est en effet très compliqué à prendre en compte en informatique et bien que je sois très expert en ce domaine je ne détermine moi-même le bon moment pour stopper le calcul (ou l'invalider) que de manière statistique.

Je suis ainsi parvenu à des conclusions chiffrées sur la perte moyenne d'information due aux interactions, déduite des graphiques suivants (ne les regardez pas si vous êtes allergiques aux maths): ils montrent que le rapport moyen des incertitudes sur les vitesses avant et après chaque choc diminue très vite lorsqu'on diminue la taille des boules, jusqu'à atteindre environ 0,001 pour une boule de rayon R=1 (pixel) correspondant à un taux de vide de 98% (c'est à dire que 2% de la surface du billard est occupée par les boules).



Or ce rapport d'incertitude qui diminue avec la taille des boules est directement lié à la vitesse de leur perte d'information: lorsqu'il est de 0.001 (un millième) cela veut dire qu'il faut avoir des coordonnées 1000 fois plus précises pour éviter que les trajectoires ne deviennent indéterminées, ce qui correspond à environ 16 bits d'information de perdus par choc en moyenne ! A ce rythme là on ne va pas loin et avec un compilateur à 64 bits on est obligé d'arréter les calculs au bout de 4 chocs en moyenne.

... ce que les physiciens ne font jamais ! Pourquoi ? Parce qu'il faut être fou (comme moi) pour calculer toutes les interactions à partir du moment où il y a trop d'objets en jeu. Les physiciens préfèrent utiliser dans ce cas des équations statistiques: ça va plus vite, c'est approximatif mais on s'en fiche, le principal étant d'obtenir des résultats. Grosso modo, cela veut dire qu'à cause de l'informatique la physique sombre dans la technique...ce qui pose un sérieux problème ontologique à son interprétation, mais on l'avait déjà compris.

Enfin bref, remarquez que si l'on diminue encore la taille des boules pour en faire des particules, alors il faut arréter les calculs au bout d'une seule interaction en moyenne, ce qui veut dire que la physique devient quantique !

CQFD!

La mécanique quantique serait donc entièrement déductible d'une mécanique classique privée de ses infinis !


On nous rabat les oreilles avec les mystères de la mécanique quantique depuis un siècle, alors qu'il pourrait n'y avoir absolument aucun mystère: la mécanique classique est bien obligée de devenir quantique à petite échelle faute d'information pour définir les 6 phases d'un objet. J'explique plus précisément dans mon livre pourquoi tous les mystères de la mécanique quantique (intrication, non localité, superpositions d'états...) s'évanouissent avec les infinis en matière d'informations.

Que faut-il faire alors pour gérer le manque d'informations ?

La solution est simple: puisque nous ne vivons qu'une seule réalité alors que la mécanique en produit une immensité de versions dans le même espace, alors il faut complémenter la mécanique par l'introduction d'une nouvelle physique qui introduit les informations manquantes dans l'espace-temps en sélectionnant des lignes temporelles dans le champ des possibles. Ce champ des possibles se déployant dans le futur, il s'agit tout simplement de déterminer des conditions finales. Comme 6 phases sont concernées il faut rajouter 6 degrés de liberté, qu'il convient d'affecter au pullulement quantique faisant vibrer l'espace.

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? A quoi peuvent bien correspondre des conditions finales dans notre réalité ? Je vous laisse réfléchir, moi j'ai décidé d'aller faire une balade. Tiens, voila un bon exemple de conditions finales: je sais que je vais aller rendre visite tout à l'heure à mon rocher favori pour y faire une petite méditation. Mon intention d'aller faire une balade a créé cette condition finale. A moins que.... mon futur, dirigé par je ne sais quelle entité, n'ait créé mon intention.

Quoi qu'il en soit, nous entrons bien ici dans la physique de la conscience.

Voilà donc de quoi résister aux invectives moqueuses des matérialistes en inversant la situation. N'oubliez pas, lorsque l'un d'eux essaie de vous donner une leçon de rationalisme, de lui dire: va te faire voir avec tes infinis !

***

PS: Ci-dessous, la figure 12 de "La physique de la conscience", légèrement provocatrice afin de faire turbiner leurs neurones, en essayant de trouver la faille:


En Bonus, ses commentaires (en blanc) au sujet du déterminisme du billard:



Enjoy Very Happy

nablator

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Bonjour Ted,

Joli exemple de ce qui se fait de pire en matière de confusions entre maths et physique (la mécanique à la base est une branche des maths, alors la critique du continu "grande illusion de la science" tombe à plat), affirmations péremptoires new-ageuses (la conscience crée/contrôle la réalité)...  Very Happy

Si ça se vend, pourquoi se priver ? Le dernier livre des Bogdanoff est en tête de gondole à la FNAC.



Autant son dada principal, la rétro-causalité, est intéressant dans la théorie quantique (mais lui l'extrapole allègrement au macroscopique et à la conscience pour expliquer la synchronicité), autant l'extrait ci-dessus, qui sert d'introduction, ne fait que ressasser des stupidités ("La mécanique quantique serait donc entièrement déductible d'une mécanique classique privée de ses infinis !" : non) et des banalités (il n'est pas le premier à remarquer la sensibilité aux conditions initiales dans les systèmes chaotiques et leurs simulations : ça a une barbe longue comme ça !) J'imagine que vous l'avez choisi en préambule avant d'aborder un morceau plus difficile à avaler ? Smile

Voilà donc de quoi résister aux invectives moqueuses des matérialistes en inversant la situation. N'oubliez pas, lorsque l'un d'eux essaie de vous donner une leçon de rationalisme, de lui dire: va te faire voir avec tes infinis !
Il aurait pu ajouter "chez les Grecs", les mathématiciens grecs de l'antiquité bien sûr. Laughing

http://nabbed.unblog.fr/

Ted


nablator a écrit:Bonjour Ted,

Joli exemple de ce qui se fait de pire en matière de confusions entre maths et physique (la mécanique à la base est une branche des maths, alors la critique du continu "grande illusion de la science" tombe à plat), affirmations péremptoires new-ageuses (la conscience crée/contrôle la réalité)...  Very Happy
L'auteur se détache des courants New Age, il explique en quoi dans plusieurs conférences.
nablator a écrit:J'imagine que vous l'avez choisi en préambule avant d'aborder un morceau plus difficile à avaler ?
Haha, oui je pense que les extraits suivant vont vous plaire  Very Happy

Philippe Guillemant a écrit:La science s'étant construite par opposition à la religion, elle s'est toujours interdit d'envisager la possibilité de causes finales, dont la première conséquence est de crédibiliser la possibilité d'informations transcendantes pouvant agir sur notre destinée, en lien avec la foi ou l'état d'esprit. On comprend bien que l'existence d'une telle source d'informations susceptible d'agir sur notre espace-temps soit niée par une science qui pour éliminer d'emblée cette possibilité, a instauré le principe du déterminisme scientifique.

A tel point que même la découverte de l'indéterminisme quantique, avec la confirmation qu'il mettait en jeu un hasard vraiment fondamental - un véritable Dieu qui joue aux dés - n'a pas réussi à déboulonner ce déterminisme que l'on a continué de préserver en faisant appel à des univers parallèles, soit disjoints (bulles d'espace-temps), soit coexistants dans le même multivers (celui d'Everett).

Mais tout a changé récemment, après plusieurs nouvelles découvertes dont le vide découvert comme plein, l'information quantique (relative aux états corrélés par intrication) découverte comme indépendante de l'espace et du temps, et enfin la causalité comme indépendante d'un temps devenu illusoire.

Dès lors, comment faire fonctionner la mécanique sans temps ?

L'une des pistes les plus sérieuses est la géométrie non commutative d'Alain Connes, mais elle est notoirement peu compréhensible, sauf à en saisir métaphoriquement les principes essentiels mais cela reste très abstrait et surtout incomplet.

Faut-il vraiment que la compréhension du fonctionnement de la réalité soit aussi inaccessible ? Faut-il vraiment qu'elle ne soit accessible qu'aux matheux les plus intelligents, et encore ?

Je crois plutôt l'inverse, c'est à dire que cette compréhension devrait être accessible à tous si elle n'était pas bloquée par le paradigme mécaniste dans lequel nous avons tous été enfermés, sans lequel nous ne savons pas encore raisonner ni concevoir.

Voici à mon sens le point clé pour sortir de ce paradigme:

<< Les physiciens vont devoir accepter l'idée que nos intentions modifient notre espace-temps >>

Bien entendu, sauf peut-être dans de rares exceptions relatives aux phénomènes parapsychiques (cf article ci-dessous), nos intentions ne modifient pas notre espace-temps lorsque ce dernier a déjà acquis la densité dans laquelle nous l'observons dans le présent, ce qui concerne en général notre futur immédiat. Nos intentions ne peuvent modifier qu'un futur plus ou moins lointain et donc encore malléable, encore flexible, encore relativement peu densifié.

Voici un exemple: je n'ai pas encore décidé si j'accepterai ou non un rendez vous qui m'est proposé dans une semaine. Le scientifique déterministe dira que cette décision est une illusion car elle dépend de facteurs déterministes inconscients ou qui me seront imposés en temps utile. Le résultat de cette décision existe pour lui d'ores et déjà et c'est simplement mon ignorance des causes déclenchantes qui me donne la sensation illusoire que j'ai une décision à prendre.

Ce raisonnement ne vaut plus aujourd'hui car il me suffit de faire reposer cette décision sur un générateur quantique de nombres aléatoires pour que les deux possibilités [je décide oui] et [je décide non] coexistent dans mon futur jusqu'à ce que je fasse mon tirage.

Il subsiste toutefois la possibilité que mon futur relatif à ce rendez vous existe déjà et que le résultat de ce tirage en dépende par rétrocausalité. Ce raisonnement ne vaut cependant que si le futur en question est déjà parfaitement densifié, or ceci ne peut en aucun cas résulter de la stricte causalité pour les raisons déjà indiquées.

Il n'y a donc aucune raison pour que mon futur soit parfaitement densifié et dans ce cas, un générateur quantique de nombres aléatoires aurait le pouvoir de réaliser au moment du tirage cette densification en conservant juste avant le tirage un futur non densifié.

Or si un tel pouvoir de densifier le futur peut être ainsi exercé avec de la technologie, pourquoi n'en serait-il pas de même avec la conscience ?
Extrait suivant:
Philippe Guillemant a écrit:

Les scientifiques font souvent preuve d'idées brillantes et travaillent sincèrement à l'achèvement de nos connaissances, mais l'hyper cloisonnement de la science se conjugue au formalisme des équations pour formatter nos meilleurs cerveaux, en exacerbant chez eux l'abstraction et le calcul au sein de cadres conceptuels reconnus, au détriment de l'intuition créative qui permet au contraire de sortir des boites emprisonnantes. Cette pression sélective hyper-mentale et contre-intuitive a pour effet de donner la parole à de brillants adolescents que le succès rend somnambules et qui par excès de zèle, s'adonnent à la vulgarisation scientifique sans recul ni culture, d'où il s'ensuit une vision du monde dépeinte par la science qui est pleine d'idées contradictoires et indigestes pour le grand public, s'agissant pour l'essentiel de l'émergence de métaphysiques foncièrement douteuses:

  (1) un dieu qui joue microscopiquement aux dés des pulluliards de fois par seconde partout dans le vide de l'espace (Gravité quantique)
  (2) des univers bulles prisons où des myriades de doubles de nous-mêmes ont des vies déjà parfaitement tracées dans leur futur (Théorie des cordes)
  (3) des univers parallèles où ces doubles se créent dans notre propre espace qui se divise constamment en branches que le vide ne peut même pas héberger (Multivers d'Everett)
  (4) une création du monde qui repose sur une explosion qui n'en est pas une dans un temps qui n'existe pas, où tout se décide en moins d'une seconde et plus rien après (Big-bang)
  (5) une évolution du vivant où le hasard fait disparaître ses ratés en réussissant des prouesses défiant extraordinairement le calcul des probabilités (Darwinisme)
  (6) une conscience émergeant par magie de l'activité neuronale en ignorant totalement l'information du vide (Théorie de l'émergence auto-organisatrice)

Ne vous étonnez pas que ces théories scientifiques (car c'est bien ainsi qu'elle se présentent) soient invraissemblables (1)(2)(3) ou irrationnelles (4)(5)(6), puisque la vraie science, distincte de celle qui est ainsi étalée dans le grand-public, nous apprend que les dogmes ou hypothèses sous-jacents à ces théories sont erronés. J'ai fait le compte, il y en a quatre: le matérialisme, sur lequel repose (4), (5) et (6), le déterminisme (2)(3)(4), la causalité à sens unique (2)(4)(5)(6) et enfin le hasard indéterministe (1)(4)(5).

En bref, on sait en effet aujourd'hui que la réalité n'est pas matérielle (à cause de son vide plein d'énergie), qu'elle n'est pas déterministe (à cause du chaos et du flou quantique), que la causalité est indépendante du temps (à cause de la relativité) et que le hasard est du à notre ignorance des causes futures ou extérieures à l'espace-temps (relativité ou vide quantique).

Attention toutefois, car en ce qui concerne le hasard je ne devrais pas être aussi catégorique en affirmant que la science serait capable de s'en passer. Il n'est en effet pas réellement démontré que le hasard quantique soit du à des variables cachées futures ou extérieures à l'espace-temps. C'est seulement probable (cf Antoine Suarez) à cause de l'action non locale, telle un vrai Dieu, de ce hasard. A contrario, c'est d'ailleurs la possibilité qu'un tel Dieu existe, un Dieu qui joue aux dés en trichant brillamment, qui pourrait sauver la théorie de la gravité quantique (1), qui est la plus crédible puisqu'elle n'est pas soumise à d'autres dogmes. Ainsi la science aurait trouvé le Dieu qui peut encore sauver sa crédibilité.

Comme vous le savez, j'ai pris une autre option, celle de ne pas croire à ce Dieu et de réfuter les croyances et dogmes de la science pour choisir une voie plus rationnelle. Mais alors me direz vous, pourquoi les scientifiques dans leur immense majorité ne suivent-ils pas cette voie plus rationnelle ?

Tout simplement pour les raisons suivantes:

  •    ils ne peuvent pas se passer de la causalité stricte parce que leurs équations ne leurs permettent pas de travailler à la fois avec des conditions initiales et des conditions finales,
  •      ils ne peuvent pas se passer du Dieu hasard car il leur permet de faire des calculs de probabilités et donc d'introduire des équations là où la prévision devient impossible,
  •      ils ne peuvent pas se passer du déterminisme parce qu'ils ne savent pas se débarrasser du temps qui n'existe pas, c'est à dire de la variable "t" de leurs équations,
  •     ils ne peuvent pas se passer du matérialisme car le modèle standard est fondé sur l'existence de particules élémentaires déduites des équations.

Est-ce un problème insoluble ? A mon avis non, car mon expérience m'a appris que pour travailler à la fois avec des conditions initiales et finales, il faut utiliser un cerveau (réseau de neurones) et jouer sur la densité d'informations. Cela permet au passage de résoudre le problème du déterminisme et du hasard indéterministe (incompatibles) en faisant dériver le hasard d'un ajustement des poids synaptiques permettant de se passer à la fois du déterminisme mécaniste et du temps. Toutes les équations du modèle standard restent alors valables aussi longtemps que les poids ne varient pas. Lorsqu'ils varient, le passé et le futur bougent, tout simplement. Et qu'est-ce qui agit sur ces poids ? Je vous laisse deviner, ce n'est pas ici le propos.

Oserais-je ainsi dire que les masques tombent ? Car c'est clairement la dépendance aux équations, et seulement aux équations, qui oblige les scientifiques à nous présenter des visions du monde invraissemblables ou irrationnelles ! Je ne remet évidemment pas en question la justesse de la démarche scientifique ni l'utilité fondamentale des équations. Je met simplement en évidence le système de croyances qui en découle et qui fait trop dépendre la science de ses outils. Mais peut-elle faire autrement ? Oui, je viens d'ailleurs de dessiner une solution possible, mais pour qu'elle soit étudiée encore faudrait-il que le formattage et le cloisonnement qui tendent à faire oublier sa dépendance stricte aux équations ne transforment pas la science en religion dans son expression médiatique et même académique ! Or on est loin du compte, à cause de la séparation entre la science et la philosophie. Je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu à l'école un professeur nous dire: <<Attention, ce que je vous enseigne là pourrait être faux à cause de tel ou tel dogme...>>. Le problème est que cela fait des siècles que les scientifiques font sans s'en rendre compte l'autruche pour se défaire de la religion et que les modes de pensée relatifs à leur anti-religion, qui reproduit inconsciemment une religion, ont fini par se diffuser dans toutes les couches de la société, du rejeton revendicateur à la belle mère joyeuse, du clochard sous les ponts au président bling bling, de l'américain moyen à l'élite rassasiée...

La conséquence: notre société se retrouve avec une science sans repères et à la dérive, qui emprisonne et empoisonne le mental de l'humanité dans un véritable parc de la pensée délimité par les quatre murs de la matière, de la causalité, du déterminisme et du hasard.



















Ted




Philippe Guillemant a écrit:Depuis le 22 / 11 / 2013 est disponible dans Arxiv [Quantum Physics] une prépublication sur l'un des deux aspects fondamentaux de la Théorie de la Double Causalité, qui concerne l'indéterminisme macroscopique et le rôle de l'observateur dans la construction (enregistrement?) de la réalité physique, s'agissant d'introduire des informations physiques dans un univers qui en perd naturellement dans le temps (augmentation de l'entropie). L'autre aspect de la double causalité qui remet en question le temps et introduit le rôle de l'intention est encore trop spéculatif pour en faire une publication scientifique en physique.

Cette publication suppose donc implicitement l'existence du temps d'où il résulte l'irréversibilité, bien que j'ai expliqué ailleurs que le temps et l'irréversibilité deviennent caduques dans le cadre élargi d'un univers bloc 4D où le passé et le futur coexistent, mais il me fallait passer par cette étape d'un espace 3D. Dans un cadre élargi où le temps devient une dimension d'espace il n'y a plus d'irréversibilité mais seulement une densité d'informations qui varie sans cesse en fonction du point de l'univers où l'on se place, à cause d'un possible apport d'informations extérieures à l'espace-temps, susceptible d'en augmenter la précision pour en modifier l'évolution.

Voici la traduction française de son résumé et de sa conclusion (une traduction plus complète viendra plus tard):

Résumé:

La confirmation expérimentale du principe de Landauer et le concept émergeant d'un univers calculable composé d'informations rendent de plus en plus cruciale la compréhension du sens physique de l'information, dont la relation intrinsèque avec la connaissance de l'observateur est souvent rejetée comme subjective. Dans cet article nous proposons une définition objective de l'information de phase dans un univers calculable purement classique mais aux états de phase quantifiés, cette quantification étant imposée par notre hypothèse fondamentale selon laquelle l'information physique est partout finie et a une densité limitée, responsable de l'irréversibilité. Nous utilisons une étude statistique de résultats de simulations numériques d'un billard pour mettre en évidence une perte d'informations excessive et paradoxale que nous résolvons en invoquant une transition d'état classique vers un état quantique. Après avoir discuté de la pertinence d'une telle transition pour clarifier certains aspects problématiques de la physique statistique, nous en concluons qu'un univers calculable devrait automatiquement perdre de l'information de phase dans le temps de façon irréversible, ce qui pourrait être compensé par un gain d'information physique du à l'observation et la décohérence.

Conclusion:

Le cœur de cet article est une étude asymptotique de résultats statistiques de simulations numériques d'un billard que nous avons proposé comme modèle pour mieux comprendre les mécanismes de la perte d'information ou de la croissance de l'entropie dans un gaz. Bien que purement technique, elle a l'intérêt fondamental de mettre en évidence un paradoxe que nous appelons le "démon du déterminisme", qui pose un problème lorsqu'on tente de trouver un sens physique à l'information de phase : non seulement nous devrions admettre de travailler avec des modèles de calcul qui peuvent requérir plus d'informations que celles qu'ils sont censés calculer, mais aussi que pour préserver un déterminisme absolu, l'information physique devrait être infinie dans des zones fermées de l'espace. Or si nous considérons que l'information physique est réellement quantifiée par un quantum k ln(2) en relation avec l'entropie, cette conclusion apparaît comme inacceptable.

Nous avons donc décidé de postuler que la densité d'information physique devrait être une quantité partout finie, en lui donnant un sens purement classique qui a l'intérêt d'être plus simple et plus intuitif que la notion de complexité algorithmique. Un point remarquable est que le principe d'Heisenberg trouve alors une interprétation qui est la conséquence immédiate de cette hypothèse. Cela nous a conduit à proposer une transition classique vers quantique pour comprendre la perte d'informations et renvoyer ainsi la question du déterminisme à la mécanique quantique. Il est alors intéressant de noter que cela suggère que la mécanique quantique pourrait être une extension naturelle de la mécanique classique, pas du tout incompatible ni conflictuelle, dans la mesure où les modèles classiques ont du mal à donner un sens physique et objectif à l'information de phase dans un espace qui n'est pas quantifié.

En utilisant notre modèle de l'information physique pour clarifier les fameuses ambigüités de la thermodynamique soulevées par Gibbs et Maxwell, nous avons pu vérifier sa pertinence et en conclure qu'un système dispersif classique pourrait perdre son information de phase lorsqu'il est isolé de toute possibilité de réduction quantique par décohérence ou observation directe. Tout état de phase pourrait alors devenir au moins partiellement un état quantique et retrouver à nouveau son information physique lorsqu'il interagit avec un environnement " informé " ou un appareil de mesure. Cependant, lorsque cette information est directement apportée par l'observation, d'après la mécanique quantique elle pourrait ne pas être déjà incluse dans notre univers classique d'informations physiques et c'est ce qui justifie le titre de cet article.

On peut s'interroger sur ce qu'est réellement l'observation et son mécanisme, autant que sur la source d'information qui pourrait informer notre réalité classique à travers l'observation, mais ces questions font déjà partie du débat en mécanique quantique. Notre sentiment est simplement que notre réalité classique pourrait être immergée dans un monde quantique plus global où les notions d'espace, de temps et de causalité pourraient être bouleversées. Sans aller plus loin dans les spéculations, il reste important de remarquer que cette fonction d'interface de l'observation pourrait remettre en question la seconde loi de la thermodynamique selon laquelle l'entropie de l'univers global pourrait seulement augmenter. Quel univers global ? Si l'on considère notre univers d'information classique et le sens physique de l'entropie qui se dégage de notre modèle, en l'occurence une mesure de l'indétermination quantique, il s'avère que l'observation et donc la conscience pourraient compenser l'augmentation de l'entropie, ceci expliquant pourquoi elle pourrait rester stable ou diminuer dans les systèmes vivants. Cependant, nous ignorons totalement dans quelle proportion cela pourrait arriver et il est possible que cette contribution soit minuscule voire négligeable, car tout nous porte à croire que le monde classique qui nous entoure est déjà parfaitement informé.

nablator

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Houla, n'en jetez plus !

Un truc à discuter/examiner à la fois S.V.P. sinon c'est un "Gish gallop". Pas bien.

Pas la peine de recopier des pages de blogs non sourcés, un lien et un court extrait suffisent.

Merci de dire pourquoi vous nous balancez tout ça.

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Ted


Modo SO a écrit:Houla, n'en jetez plus !

Un truc à discuter/examiner à la fois S.V.P. sinon c'est un "Gish gallop". Pas bien.

Pas la peine de recopier des pages de blogs non sourcés, un lien suffit.

Merci de dire pourquoi vous nous balancez tout ça.
Je m'arrête là. J'ai copié cela pour montrer:

1. Que la pensée de l'auteur n'est pas exposée que dans un livre, elle est accessible gratuitement, publiquement;
2. Servir de base de donnée pour les discussions futures (gain de temps);
3. Aider à mieux comprendre la pensée de l'auteur, être mieux équipé pour l'autre discussion sur les OVNI et la conscience.

Je ne veux pas faire mon prosélyte Very Happy

Dur de ne parler que d'un point précis, quand celui-ci est intégré à un système de pensée global, je veux juste exposer celle-ci pour ne pas partir sur des bases erronées, et nous pencher sur le fond progressivement.

Maintenant place à la discussion, si vous le voulez bien?

ange

nablator

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Ted a écrit:Maintenant place à la discussion, si vous le voulez bien?
Bon alors on discute de quoi ? Des phrases de "quote mining" hors contexte déformées (je n'ai regardé que celles d'Einstein et Nietzche), des jolis dessins censés expliquer quelque chose ? De l'article sur arxiv (pour justifier que PG n'est pas qu'un crank de base, je suppose ?)

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Ted


nablator a écrit:
Ted a écrit:Maintenant place à la discussion, si vous le voulez bien?
Bon alors on discute de quoi ?
Je ne suis pas le seul acteur de ce forum, mon intention de départ est simplement de partager ça avec vous, car je trouve qu'il y a là de bons arguments, plus élevés et solides que ce qu'on peut trouver habituellement. Je ne vais pas vous forcer à vous y pencher, ceux qui sont intéressés peuvent participer, les autres peuvent concentrer leurs efforts ailleurs, no problem !

Avec ceux qui le veulent bien, j'aimerais explorer les points qui vous paraissent les plus intéressants, prometteurs, ou au contraire fragiles et contestables, dans ce qui est exposé plus haut?

nablator a écrit: Des phrases de "quote mining" hors contexte déformées (je n'ai regardé que celles d'Einstein et Nietzche), des jolis dessins censés expliquer quelque chose ? De l'article sur arxiv (pour justifier que PG n'est pas qu'un crank de base, je suppose ?)
Il ne faut pas le prendre mal, je veux juste vous faire connaître des développements assez inédits, contenus dans ce livre que vous n’achèterez visiblement pas ;-)

Les planches viennent de plusieurs de ses conférences, c'est un résumé en images qui vous épargne des heures de vidéos, je trouve qu'elles sont assez lisibles pour comprendre de quoi il s'agit, sinon je peux essayer d'éclaircir. L'article sur Arxiv, c'est pour aborder le fond, vous aimez les sciences, non? Il contient un travail qu'on ne voit pas passer tous les jours. Les conclusions sont assez inhabituelles pour en parler, il me semble... J'ai mis ce résumé en français pour ceux qui ne veulent pas lire le papier en anglais dans le détail.

Dans l'autre fil, vous disiez:
nablator a écrit:J'ai écouté une interview du physicien Philippe Guillemant, chercheur au CNRS. Ouaouh !

A présent j'aimerais approfondir sa pensée avec vous, on se fait ça, dans la joie et la bonne humeur?

Merci à vous  cheers sunny

nablator

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Ted a écrit:L'article sur Arxiv, c'est pour aborder le fond, vous aimez les sciences, non? Il contient un travail qu'on ne voit pas passer tous les jours. Les conclusions sont assez inhabituelles pour en parler, il me semble... J'ai mis ce résumé en français pour ceux qui ne veulent pas lire le papier en anglais dans le détail.
Je ne suis pas physicien, je n'ai rien contre les idées un peu olé olé en physique, tant que ce n'est pas présenté comme des vérités révélées sur des blogs et des livres grand public, parce que c'est juste malhonnête d'utiliser l'argument d'autorité "j'ai un doctorat" pour faire passer des idées qu'on ne trouve pas dans les articles de la même personne, publiés dans des journaux scientifiques (arxiv.org n'en fait pas partie, c'est un serveur de stockage pour pré-publication). A ma connaissance, et j'ai très peu cherché, PG n'a pas publié dans des journaux scientifiques sérieux ni même sur arxiv.org ses idées sur la synchronicité, la rétro-causalité, la "physique de la conscience". Détrompez-moi si je fais erreur.

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Ted


nablator a écrit:Je ne suis pas physicien, je n'ai rien contre les idées un peu olé olé en physique, tant que ce n'est pas présenté comme des vérités révélées sur des blogs et des livres grand public, parce que c'est juste malhonnête d'utiliser l'argument d'autorité "j'ai un doctorat" pour faire passer des idées qu'on ne trouve pas dans les articles de la même personne
Je suis d'accord, P.G. prend soin - en général - de préciser ce qui est démontré et appuyé expérimentalement de ce qui est spéculatif. Il annonce également ses axiomes et postulats clairement. Quand il extrapole sur un modèle métaphysique de la conscience, il ne dit pas "Je suis habilité à diriger des recherches donc croyez moi sur parole", il avertit ses auditeurs en précisant que c'est dans ce cas plus une réflexion philosophique, détachée de ses recherches scientifiques, qu'une démonstration implacable.

nablator a écrit:A ma connaissance, et j'ai très peu cherché, PG n'a pas publié dans des journaux scientifiques sérieux ni sur arxiv.org ses idées sur la synchronicité, la rétro-causalité, la "physique de la conscience". Détrompez-moi si je fais erreur.
Toutes ses publications sont ici: http://guillemant.net/index.php?cate=accueil&page=Pub_guillemant.htm

Il a beaucoup travaillé sur des innovations technologiques, sur la théorie du chaos, les systèmes complexes et la vision à distance, depuis quelques années seulement ses recherches prennent un tournant plus fondamental et théorique au CNRS, voir sa page personnelle ici: http://iusti.univ-provence.fr/document.php?pagendx=12567&project=iusti

Il prépare d'autres publis, mais c'est effectivement une critique recevable pour le moment.

nablator

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Ted a écrit:Il prépare d'autres publis, mais c'est effectivement une critique recevable pour le moment.
Sachant qu'il y a probablement une raison pour le décalage, trop spéculatif ou complètement allumé, je ne suis pas qualifié pour en juger, c'est apparemment de la bonne spéculation et si ça se trouve il a raison, je n'en sais rien.

Je suspecte fortement qu'il a fait rentrer de manière un peu forcée ses intuitions personnelles sur la conscience dans un modèle quantique rêvé plutôt qu'explicité et qu'il lui manque à la fois la théorie et les expériences qui, si elles existaient, lui auraient déjà valu un prix Nobel ou deux.

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lhommealacigarette

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Le temps est orienté avec l'entropie et la gravité , en relativité c'est un 'tout' c'est l'espace temps, 

Dans les document ci dessus je vois beaucoup de conception du temps qui permet un faux raisonnement de la physique, je vois un usage erroné du mot "temps" si l'on fait une démonstration du temps avec deux observateurs distant on aura un décalage dans la simultanéité, remonter le temps est déjà relatif et non absolu nous dirait ce cher Einstein.

Le temps est mesuré par des horloges les horloges fabriquées selon des règles, alors on pourrait aussi dire qu'un horloger pourrait changer ces règles et ne pas se préoccuper de ce qu'elles enregistrent.... la règle actuelle définit le temps classique que l'on connait, mais elle pourrait être autre.

Je tenais à informer les lecteurs qu'il y'à une fausse information "probable" concernant la mousse quantique ci dessus, le télescope spatial fermi ne l'a pas détecté selon les modèles prévus cette supposée mousse quantique serait "peut être" présente mais en bien moindre quantités et surtout ne ralentirait pas les photons, c'est une mauvaise nouvelle pour les boucles et toutes les théories news age sur les trous de vers quantiques ... qui pourraient bien tous finir à la poubelle.

http://chandra.si.edu/press/15_releases/press_052815.html

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nablator

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lhommealacigarette a écrit:Je tenais à informer les lecteurs qu'il y'à une fausse information "probable" concernant la mousse quantique ci dessus, le télescope spatial fermi ne l'a pas détecté selon les modèles actuels ou alors cette supposée mousse quantique serait présente en moindre quantité et ne ralentirait pas les photons, c'est une mauvaise nouvelle pour les boucles et toutes les théories news age sur les trous de vers quantiques ... qui pourraient bien tous finir à la poubelle.

http://chandra.si.edu/press/15_releases/press_052815.html
Intéressant, merci. Ce n'est pas du New Age quand même ! Moins mousseux donc... on va dire moquette quantique (avec des bouclettes, c'est parfait) ? Very Happy

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lhommealacigarette

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Tu sais les théoriciens on le moral assez bas en ce moment, le dernier en date c'est la supersymétrie, le LHC n'à rien détecté de ce qui était prévu.

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nablator

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PG a écrit:Sans aller plus loin dans les spéculations, il reste important de remarquer que cette fonction d'interface de l'observation pourrait remettre en question la seconde loi de la thermodynamique selon laquelle l'entropie de l'univers global pourrait seulement augmenter.
Avant d'envisager la remise en question de la seconde loi de la thermodynamique (!), il faudrait se demander s'il y a une quelconque indication qu'il y a lieu de le faire. Est-ce que la thermodynamique du vivant "conscient" pose problème ? Parce que chercher une solution à un non-problème c'est limite Shadok comme démarche.

Si l'on considère notre univers d'information classique et le sens physique de l'entropie qui se dégage de notre modèle, en l'occurence une mesure de l'indétermination quantique, il s'avère que l'observation et donc la conscience pourraient compenser l'augmentation de l'entropie, ceci expliquant pourquoi elle pourrait rester stable ou diminuer dans les systèmes vivants.
Et les bactéries, qui y arrivent bien comme tout système vivant, elles sont conscientes aussi ? Admettons. Il faudrait quand même d'abord invalider expérimentalement la thermodynamique du métabolisme avant de proposer quelque chose de nouveau comme "la physique de la conscience" pour la remplacer ou compléter.

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oncle dom

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lhommealacigarette a écrit:Tu sais les théoriciens on le moral assez bas en ce moment, le dernier en date c'est la supersymétrie, le LHC n'à rien détecté de ce qui était prévu.
Hé, hé!
Le nombre de théories poubellisables est tellement important, et donc le nombre de succès tellement faible, qu'on peut se demander si on obtiendrait pas le même taux de succès en faisant des théories au hasard.



Savant new-age au travail.

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lhommealacigarette

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c'est le paradoxe du singe savant non?

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Ted a écrit:
L'auteur se détache des courants New Age, il explique en quoi dans plusieurs conférences.

Ah, il y a T. Damour, que JPP n'aime pas.


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nablator

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Ted a écrit:L'auteur se détache des courants New Age, il explique en quoi dans plusieurs conférences.
Je suis allé directement à la fin de la conférence au congrès de Quantique Planète - Reims 2013 pour entendre ça. Il trouve que la loi de l'attraction est seulement "intéressante". En effet sa technique de "télécommande de l'Espace-Temps" est différente, il ne suffit pas de "demander n'importe quoi, ça ne se produira pas, mais si vous avez une intention authentique, ..., travaillez la confiance, le lâcher-prise et le détachement..." le résultat est : "vous recevez des cadeaux de la vie" (à 42-43 minutes).

C'est quand même le même principe, de la pensée magique avec un mince vernis de pataphysique quantique par dessus pour cacher la misère de l'absence de preuve expérimentale. C'est cool, hein. Il faudra juste mettre au point la technique et hop, le prix Nobel.

Le seul problème c'est qu'il explique ça comme si tout était déjà au point. Ce serait chouette si c'était vrai, par exemple pour guérir par soi-même ou avec l'aide d'autrui par imposition des mains (à 39 minutes)...

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oncle dom

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lhommealacigarette a écrit:c'est le paradoxe du singe savant non?
Le singe dactylographe d'Emile Borel. S'il s'amuse à écrire des formules de 5 caractères, ça va donner:

azert
at"à_
efvé$

Alors on lui donne une récompense chaque fois qu'il insère un caractère "=" pour qu'il fasse de vraies formules.

et il continue
=fàqw
url=!
z=(x&
...
m=co2 (Raymond cartier, dans les années 50)
...
e=mc2 Gagné! cheers

Mais en pratique, le singe serait mort avant d'en arriver là.

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lhommealacigarette

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nablator

 la théorie de penrose-hamerhoff la "conscience quantique" à été sérieusement mis à mal par un groupe de scientifique australien il y'à six ans maintenant.

Pour que cette "conscience quantique" existe il faudrait alors l’existence de condensats de Frohlich, hors pour que ceux ci existent la température pour leurs formations devrait atteindre 100 millions de Kelvins dans le cerveau humain

http://phys.org/pdf155904395.pdf

http://www.defense.gouv.fr

Ted


lhommealacigarette a écrit:la théorie de penrose-hamerhoff la "conscience quantique" à été sérieusement mis à mal par un groupe de scientifique australien il y'à six ans maintenant.

Pour que cette "conscience quantique" existe il faudrait alors l’existence de condensats de Frohlich, hors pour que ceux ci existent la température pour leurs formations devrait atteindre 100 millions de Kelvins dans le cerveau humain

http://phys.org/pdf155904395.pdf
Bonjour,

Pour informations, vous trouverez une mise à jour du modèle ‘Orch OR’ theory, publiée en mars 2014, avec un ensemble de discussions passionnantes entre les différents auteurs dans la revue Physics of Life Reviews:
- Consciousness in the universe: A review of the ‘Orch OR’ theory

Les critiques de Reimers et al. qui abordent la question des condensats de Frohlich:
- The revised Penrose–Hameroff orchestrated objective-reduction proposal for human consciousness is not scientifically justified: Comment on “Consciousness in the universe: A review of the ‘Orch OR’ theory” by Hameroff and Penrose

Suivi de la réponse de Penrose et Hameroff:
- Reply to criticism of the ‘Orch OR qubit’ – ‘Orchestrated objective reduction’ is scientifically justified

lhommealacigarette

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salut

Penrose n'est pas un neurophysicien , c'est déjà LE gros problème bon je ne suis pas neurophysicien mais je suppose que un spécialiste du cerveau pourrait lui dire : le cerveau est un ensemble de cellules interdépendantes dans leurs activités, qui dépends de facteurs comme l'oxygène, le sommeil, il n'est pas à fond à 100% comme un processeur d'ordinateur.

 Pour info l'influx nerveux va à une vitesse comprise entre 1 et 100 m/s 

c'est dommage je trouve que certains physiciens s'emparent d'un débat dans un sujet ou il ne sont pas du tout des spécialistes.

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nablator

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Que Penrose et Hameroff aient raison ou pas, PG postule que la conscience n'est pas un sous-produit du cerveau, alors la discussion bassement matérialiste sur l'état quantique des microtubules est loin du compte, non ? Quantique ne veut pas dire immatériel.

En clair, la théorie de Penrose et Hameroff est un TGCQ, celle de Philippe Guillemant un TGCM.

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Rosetta

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