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UFO SCEPTICISME  » MEDIA » Velasco dans "Nexus" de janvier-février 2017

Velasco dans "Nexus" de janvier-février 2017

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PhD Smith

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Modération
Modération
Velasco annonce dans une entrevue à "Nexus" qu'il écrit un bouquin et en fait la confidence à son ami JP Troadec:
Nexus a écrit:Sur quoi le sujet central de votre prochain ouvrage va-t-il porter, sans en déflorer le sujet ? Nos lecteurs seront ravis d'apprendre l'écriture d'un nouveau livre.

Je ne veux pas déflorer le sujet et je veux tourner la page des ovnis avec ce quatrième titre. Il est programmé pour 2017 et je souhaite le sortir en France ainsi qu'aux États-Unis. Il présentera le fruit d'un travail qui permettra à chacun de se faire une opinion. Depuis douze ans que j'ai quitté le Cnes, j'ai continué à être très informé sur le sujet, rencontrant notamment des experts. L'affaire Snowden peut vous donner des pistes que j'explore.

Qui sont ces scientifiques qui étudient les données du Geipan et dans quelles disciplines?

À mon grand étonnement, il n'y a jamais eu beaucoup de demandes. Je suis très surpris de voir que les données du Geipan sont un terreau suffisamment riche pour permettre aux scientifiques d’étudier ces phénomènes, mais que finalement nos services (Gepan/Sepra) n'ont quasiment pas été sollicités, par aucun chercheur ou laboratoire.

Aviez-vous des conventions avec des scientifiques ou des universités ?

Au début du premier Gepan, lorsque notre mission était liée à un conseil scientifique, il y a eu des accords avec des chercheurs pour travailler dans différents domaines [le Gepan a édité à l'époque des notes techniques signées par des experts, NDLR].Mais il faut admettre qu'il y a une réticence à travailler sur ce sujet. C'est un réflexe culturel des scientifiques, qui se contentent le plus souvent de traiter la question par le mépris. Ils estiment le sujet ridicule, du ressort de la psychologie. Pour eux, les PAN sont une invention pure et simple de la science-fiction américaine des années cinquante. Je tiens à dénoncer ici encore les psychosociologues qui se placent uniquement dans cette perspective. La science qu'ils pratiquent est soutenue par un dogme. Ils vont directement à la conclusion, sans rien étudier, ni analyser, ni comprendre, et affirment gratuitement que « les soucoupes volantes, cela se passe dans la tète des gens ».

Si je comprends bien, les données ovnis que vous aviez au Gepan/Sepra n'étaient pas exploitées par les scientifiques, faute de demandes ?

Je le confirme, elles sont inexploitées, absolument. Certaines données internationales sont dans le même cas. À ma grande surprise, jamais aucun laboratoire de recherche du CNRS ou d'une université n'est venu taper à ma porte pour me dire : « Auriez-vous des cas, pour étudier telle ou telle thématique liée aux PAN ? » Je pense aux rumeurs, aux sectes, aux manipulations, à la physique théorique. Je vais aller plus loin. Des scientifiques ont créé des associations comme l'Union rationaliste, ou des structures comme l'Observatoire zététique [la zététique est l'art du doute se réclamant du scepticisme scientifique, NDLR]. Ces courants de pensée estiment que la science répond à toutes les questions. Cela devient une idéologie. Hors des canons admis par la science « légale », le reste n'a pas lieu d’être.

Avez-vous fait l’objet de critiques, par le simple fait que vous étudiez professionnellement le dossier des PAN ?

Oui des groupes réunis en association ont demandé au Ces que cessent les activités d’étude sur les PAN. Ils ont tenté de faire pression pour que je démissionne. Je détiens les preuves de ce que j’avance. Cela a commencé dans les années quatre-vingt, lle Gepan/Sepra gênait certains penseurs. Tout jeune responsable du Gepan, j’ai été victime d(attaques que je ne comprenais pas, au moment où j'ai été mis en avant sur la scène publique. Je pense à une émission de télévision avec Michel Polac, où j'ai compris que c'était mon activité au sein du Cnes qui était visée directement.

Les ovnis semblent utiliser un système de propulsion non conventionnel. Avez-vous étudié cet aspect des choses ?

Il y a des effets constatés au niveau des systèmes de propulsion. Le questionnement est : pourquoi ces phénomènes observés volent-ils silencieusement et surtout à des vitesses dépassant celles que l'on a l’habitude d'observer avec des aéronefs ? Des actions de recherche ont été engagées avec des laboratoires sur la MHD — magnétohydrodynamique. Jean-Pierre Petit était partie prenante dans ces travaux, contribuant à faire bouger les choses. Les travaux de MHD n’ont pas été poursuivis après, bien que des effets MHD aient été constatés sur des cas de PAN.

Quelle réaction le constat des 10 % de cas inexpliqués suscite-t-il chez vous ?

Dès 1977, ce constat a permis la mise en place de groupes de travail, préconisant qu'il fallait faire des enquêtes, sur des cas récents et anciens. Ces derniers permettaient de reprendre tous les éléments descriptifs et ainsi de voir s'il y avait une caractérisation physique desdits éléments descriptifs. À partir de ce moment, on cherchait la reproductibilité. C'est cela qui intéresse les scientifiques. Cela permet de dégager des variables et de les étudier. Simplement, il faut garder à l'esprit que les PAN nous mettent en milieu ouvert, on n'est pas en laboratoire. La reproductibilité reste à redéfinir de façon plus « imagée ». En fait, un des responsables du Gepan, Alain Esterle, avait conçu la méthodologie du tétraèdre. .Plusieurs variables y étaient pointées : le témoin, son témoignage, son environnement physique et psychosociologique. L’analyse des ces quatre points pouvait donner l’explication possible du phénomène observé.

Le premier cas militaire français documenté est celui de 1951, sur la base aérienne d'Orange. Deux avions de chasse prennent en poursuite une sphère métallique. Le rapport parle « d'une étrange machine évoluant près de la base aérienne d'Orange-Caritat ». Cela se passe à 11 h 30, en plein jour. Tentant de l'intercepter, ils ne la rattraperont jamais, l'objet étant constamment en phase d'évitement. Le ministre de la Défense a été informé aussitôt de cet incident.
Il faut savoir qu'en France à partir de 1951, l'armée de l'air et la gendarmerie recueillent les témoignages de PAN. Le Gepan a pu tout récupérer à sa création en 1977. L'année 1954 demeure atypique, près de 40 % des cas de cette période sont inexpliqués et pourraient entrer dans l'actuelle catégorie D du Geipan. On trouve aussi en 1954 des cas du troisième type [présence d'un objet artificiel au sol, souvent de forme circulaire avec une présence d'humanoïdes à proximité, NDLR]. Ces cas sont très intéressants à étudier. Là encore, je suis étonné qu'aucun scientifique ne soit venu me voir quand j'étais au Gepan/Sepra pour me dire:« J'aimerais étudier ces cas de rencontres rapprochées. J’avais à l'époque un devoir de réserve sur les conclusions, qu’il ne me revenait pas d’établir. C’était aux scientifiques ou à une commission de se prononcer. Cela ne s’est jamais produit. Pour revenir au début de votre question [le contrôle de l’armée sur le GEIPAN], je veux par contre vous dire que le comité de pilotage du Geipan est sous l’influence des rationalistes. Un sociologue, que les ufologues reconnaîtront, a tenté de contrôler le comité à l’époque où Yves Sillard le présidait afin que l'étude des PAN soit arrêté. Yves Sillard s’est passé de ses services. Le courant rationaliste reste très présent au sein du comité de pilotage du Geipan, mais je ne peux pas me permettre de vous donner les noms des personnes
qui continuent à œuvrer dans ce sens.


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Praedicator veredicus, inquisitor intrepidus, doctor egregius

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Vélasco a écrit: Je suis très surpris de voir que les données du Geipan sont un terreau suffisamment riche pour permettre aux scientifiques d’étudier ces phénomènes, mais que finalement nos services (Gepan/Sepra) n'ont quasiment pas été sollicités, par aucun chercheur ou laboratoire.

Il fait déjà de l'amnésie ? Lire ici :

http://sites.unice.fr/site/broch/articles/lettre_au_CNES.html

et la suite :

http://sites.unice.fr/site/broch/articles/HB_CNES_SEPRA_GEPAN_GEIPAN.html

En bref, les zététiciens (qu'il critique!) doivent être les rares à avoir proposé d'étudier des dossiers et archives de PAN à l'époque où JJ Vélasco était directeur SEPRA/GEPAN. Mais je doute qu'il l'admette un jour ... d'autant qu'il n'a pas honoré son invitation.

Armand Cadi

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Dès la naissance du SEPRA le problème de l'accès aux données était posé.

1991

Comment circulent les résultats techniques et scientifiques d'une enquête, ne serait-ce que dans le monde scientifique ?

Jean-Jacques Velasco : Là c'est un problème. A partir du moment où il y avait, au sein du GEPAN, une structure qui était un conseil scientifique ayant pour mission d'analyser les missions du GEPAN, tout naturellement cela se faisait. Aujourd'hui cette structure n'existe plus, ce qui veut dire que le travail est fait, mais la structure n'étant plus en place, les gens n'ont pas accès directement à nos données. Je dirais presque que c'est à la communauté scientifique de s'organiser et de demander les informations. Mais à mon avis elles sont disponibles.

source : Interview de Jean-Jacques Velasco in Phénomèna, n° 4 juillet-août 1991, p. 9

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Une chose est certaine , il n'y avait aucun probleme d'accès aux dossiers pour ... les journalistes à cette époque là. JJVO leur ouvrait les dossiers sachant qu'ils ne les analyseraient pas et qu'ils n'auraient aucun regard critique, trop contents d'avoir du croustillant ovniesque tamponné "made in Cnes" à donner au public (TV, presse).

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