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UFO SCEPTICISME  » BIBLIOTHEQUE D' U S. » Paris-Match n° 286 - 1954 (instructif)

Paris-Match n° 286 - 1954 (instructif)

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LE PLUS VIEUX PILOTE DE LA R.A.F FAIT DECOLLER D’UN PRE LE PREMIER AVION SANS AILES .
La « chose » était posé dans un pré non loin d’une usine,comme une boite d’allumettes montée sur trois échasses. Quelques hommes d’équipes qui paraissaient la retenir avec des bobines de cerf-volant aidèrent un acrobate en combinaison et casque de cuir à grimper sur le plan supérieur où il se coucha à califourchon à même une turbine comme un motocycliste de foire se préparant à escalader le mur de la mort.
Une minute plus tard, dans un bruit assourdissant, la boite d’allumettes, sans bouger du plan horizontal, se soulevait très vite à 20 ou 30 mètres du sol rentrant ses échasses, tandis que le pilote, à découvert,restait courbé sur ses commandes.
Le manège se répéta à trois reprises. Chaque fois l’engin atterrissait – toujours sur un minuscule carré de ciment – les hommes s’égaillaient en courant à travers la prairie, car, à un mètre, une chaleur d’enfer se dégageait des mystérieux propulseurs.
A le fin l’appareil cessa de jouer l’ascenseur. Brusquement à 50 mètres d’altitude, il prit un départ foudroyant sur des rails invisibles et gagna du champ en un clin d’œil. Sur la ligne d’horizon il négocia un ample virage et revint en quelques secondes se placer à la verticale sur la petite aire de ciment où il descendit avec la prestesse d’une araignée le long de son fil. L’expérience cette fois était terminée.

Cependant que la boite d’allumettes reposait bien sagement sur l’herbe, le pilote se débarrassait de sa combinaison, entouré de ses aides. Mince, de petite taille, les tempes à peine grisonnantes, il semblait aussi calme que s’il était descendu d’un vélomoteur. Mais cette discrétion faisait partie inhérente de son personnage. Le capitaine Ronald T. Shepherd, vétéran de la R.A.F, chef pilote d’essai chez Rolls Royce, qui en un an, a décollé sept fois la « chose », ne doit pas dire un mot de ses expériences : « Top Secret ». Seuls quelques techniciens d’une annexe Rolls Royce, près de Nottingham (à 128 kilomètres au nord de Londres) assistent aux essais.
Un ministre du cabinet Churchill vient pourtant de rompre le silence : M Duncan Sandys, ministre de la Production Industrielle, jetant en pâture une primeur sensationnelle aux organisateurs moroses du meeting de Farnborough, a révélé qu’un moteur sans ailes, plus précisément un « moteur aérien avec un pilote dessus » avait décollé et évolué dans le ciel britannique, quelque part du côté de Derby.
Des cheminots de Nottingham, qui avait pris la « chose » pour un tapis enchanté des Mille et une Nuits, une caisse à Martiens de Wells ou une banale soucoupe volante furent rassérénés. La presse de Londres, s’emparant des déclarations du ministre, avait volé, elle, aux meilleures sources d’informations.
Des renseignements recueillis, l’appareil se présente sous le forme d’une boite de 7 mètres de long et 4 mètres de large, reposant au sol sur 4 jambes métalliques assez hautes, terminées par des roulettes.
Le pilote, assis de champ sur l’engin, tire parti d’un tableau de bord, d’un manche à balai, d’un palonnier et d’autres instruments plus secrets (on parle de batteries électriques disposés à ses côtés), l’appareil lui-même pèse 3 tonnes et demie. A l’intérieur sont disposés dos à dos deux réacteurs Nene-Rolls Royce dont les « jets » débouchent dans des tuyères orientables montées sur rotules, à la façon des prises d’air au-dessus des passagers dans les avions commerciaux.
Lorsque la sortie de ses tuyères est dirigée vers le sol et que leur poussée totale est supérieure à la pesanteur, l’appareil est projeté verticalement. Suivant l’orientation de ses « jets » - et c’est leur contrôle qui constitue le mystère de l’appareil – la boite peut donc monter, descendre ; aller en avant, en arrière, suivant tous les angles.
L’objectif immédiat des inventeurs est officiellement l’adaptation du principe du « directeur de jets » à des avions standard. Mais on imaginer les immenses avantages qu’un appareil sans ailes, pouvant décoller horizontalement à la verticale, à partir d’une simple aire bétonnée établie n’importe où en quelques heures, procurerait à la Défense Nationale.
Se dégager de la servitude des pistes d’envol a toujours été d’ailleurs le rêve de l’aviation. Les Français, avec le chariot du Baroudeur, peuvent déjà se passer de pistes en béton ; les Américains, de leur côté, ont mis au point des appareils décollant à la verticale, mais verticalement tirés par une hélice à rotor dans l’axe de l’avion (Convair et Lockheed) ou encore projetés par fusées.
Le capitaine R.T. Shepherd a cinquante-neuf ans, ce qui est un âge avancé pour des performances dont la témérité rappelle celle des frères Wright au début du siècle. As de la guerre 1914/1918, essayeur de tous les moteurs prototypes dont furent équipés les avions de la bataille d’Angleterre, ayant établi un record Londres Paris en cinquante-neuf minutes sur un avion à réaction Lancastrian en 1946, il faillit, à la suite d’une maladie, l’an dernier, abandonner son poste de chef pilote chez Rolls Royce. Il a repris du service pour s’occuper du nouvel appareil qui va peut-être révolutionné le monde.
« C’est l’homme le plus courageux que je connaisse » dit de lui son médecin.
Shepherd , avec un flegme tout britannique s’est contenté de dire quand on l’a interrogé sur son dernier vol :
« C’était très confortable. Lors de ma première expérience qui dura dix minutes, on avait solidement amarré l’engin avec de longs câbles de peur qu’il n’échappe à mon contrôle et disparaisse dans l’atmosphère avec moi sur le dos. Mais tout c’est bien passé, je l’ai maintenant parfaitement en mains, que je décolle de 30 centimètres ou de 80 mètres. Après une petite promenade je le repose toujours exactement comme une tasse de thé sur une soucoupe. »
A la suite de cette déclaration et avant de « carrosser » d’une manière plus aérodynamique et plus élégante l’avion sans ailes, les fastueux dirigeants du groupe Rolls ont dû accepter de le voir surnommer « lit-cage volant ».

(Paris-Match n° 286,période du 18 au 25 septembre 1954 pages 74 et 75 « Rubrique Science »)

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Intéressante illustration qui montre que la représentation du journaliste est bien différente de la réalité... L'aspect du prototype est connu , c'est le TMR et ce n'est pas un tapis volant :

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